Introduction
- Les enclos-apiers, ou enclos à ruches, (enclos-apié, en provençal) étaient généralement construits en pierre sèche, parfois localement hourdée.
- Les enclos-apiers regroupaient et protégeaient une série de ruches artisanales creusées dans des troncs de chêne-liège appelées 'Bruscs' disposées soit sur des banquettes de terre empierrées disposées en gradins, soit dans des alvéoles disposées dans les murs exposés au soleil.
- Les bruscs n'étaient jamais mis à même le sol, toujours sur au moins une pierre plate.
- Plus rarement, comme dans le massif de l'Estérel on retrouve des ruches en céramique.
- Ces enclos étaient orientés sud ou sud-est pour profiter au maximum des effets du soleil.
- Les murs de l'enclos étaient généralement plus élevés du côté du vent dominant.
- Plus on monte en altitude, plus les murs sont élévés; on peut en plus supposer que la partie haute des Naijous et des Ca d'arbiné, en forme de carène jouaient un rôle de pare-avalanches.
- Enfin, bien que cela ne soit pas attesté, la hauteur des murs visait aussi probablement à protéger contre les prédateurs : homme, loup, et peut-être ours.
- Généralement une cabane ou abri en pierre sèche était construite dans l'enclos pour y abriter les outils et le matériel à réparer.
- Dans les régions encore plus élevées, les ruches étaient protégeés dans des placards (Gorges du Verdon).
La ruche provençale primitive ou 'Brusc'
![]() Liger, 1772 : Ruchiers, ruches et abeilles. | ![]() Ruche artisanale en écorce de Chêne-liège | ![]() Echelle primitive pour accéder aux ruches sauvages en parois | ![]() Paroi avec de nombreuses anfractuosités propices aux ruches sauvages |
















