Selon le journal de nouvelles du HVTN publié à l’hiver 2009, un nouvel essai clinique sur sensiblement les mêmes bases scientifiques que le HVTN 502 serait sur le point de faire son apparition : le vaccin HVTN 505 . Considérant la corrélation directe entre les taux d’anticorps contre les adénovirus de type 5 et l’inefficacité du vaccin, les créateurs de ce nouveau vaccin ont misés sur une immunisation par doses multiples de plasmides d’ADN suivi d’une augmentation de la réponse par une dose unique d’un vecteur Ad5; le tout codant pour les protéines EnvA, EnvB, EnvC, Gag, Pol et Nef du VIH .
Les différences majeures entre les vecteurs Ad5 de l’étude STEP et celui du HVTN 505 résident dans les méthodes choisis pour les rendre non réplicatifs et de leur répartition des gènes. En effet, il est à noter que la région E4 est totalement supprimée du HVTN 505 mais est conservée intégralement chez le HVTN 502. D’après la littérature scientifique, la suppression de cette région permettrait une plus faible expression des protéines de l’adénovirus et donc, augmenterait les taux et la durée de l’expression des transgènes (ici, les protéines cibles du VIH) , ce qui pourrait permettre une plus grande immunogénicité du vaccin. En ce qui concerne la répartition des gènes, il faut rappeler que le vaccin de l’étude STEP code pour les protéines Gag, Pol et Nef. Le HVTN 505, pour sa part, comprend les protéines Env (A, B et C), Gag, Pol et Nef dans les plasmides d’ADN mais exclut Nef du vecteur Ad5. La réponse immune recherchée par ce vaccin sera principalement contre les protéines Env et Gag, ce qui pourrait induire une réponse immune à la fois humorale et à médiation cellulaire.
Des résultats préliminaires de cette nouvelle étude démontrent avec clarté la hausse de l’immunogénicité en employant un système plasmides d’ADN / boost avec un vecteur Ad5 .