Les expositions internationales, souvent simplement dénommées Expo, sont de grandes expositions tenues régulièrement depuis le milieu du XIX siècle.
Le Bureau international des expositions (BIE), organisme régulant l'organisation de ces expositions internationales, définit les expositions comme les manifestations qui ont « un but principal d'enseignement pour le public, faisant l'inventaire des moyens dont dispose l'homme pour satisfaire les besoins d'une civilisation et faisant ressortir dans une ou plusieurs branches de l'activité humaine les progrès réalisés ou les perspectives d'avenir ». Elles sont internationales par le fait que plusieurs États y participent.
Les participants à ces expositions sont les États, les groupes de la société civile et les entreprises.
Origines
Les expositions internationales ont été créées pour présenter les réalisations industrielles des différentes nations. Elles représentaient la vitrine technologique et industrielle des participants, témoignant du progrès au cours de la révolution industrielle. La première exposition universelle s'est déroulée à Londres en 1851 .
À l'origine, chaque pays disposait d'un espace réservé dans un pavillon central. À partir de 1867, des pavillons nationaux firent leur apparition. En principe, ils étaient attribués seulement s'il y avait des choses à présenter que le pavillon central ne pouvait accueillir. Ils ne tardèrent pas à se généraliser, les nations exposantes construisant des pavillons typiques de l'architecture de leurs pays.
La compétition était omniprésente dans les expositions universelles, et des concours permettaient aux plus méritants d'obtenir des médailles bénéficiant d'un certain prestige.
De nombreuses réalisations architecturales construites à l'occasion d'expositions universelles sont devenues par la suite des symboles des villes qui les ont abritées : la tour Eiffel à Paris, l'Atomium à Bruxelles, le Space Needle à Seattle, la Biosphère à Montréal.
Enfin, la tenue des expositions universelles a toujours été l'occasion de mettre en place des projets d'urbanisme : construction du métro de Paris en 1900 ou celui de Montréal en 1967, extension du métro de Lisbonne en 1998…
Catégories d'expositions internationales
Longtemps, le BIE a distingué les expositions internationales entre celles de première catégorie et celles de seconde catégorie.
Un amendement à la Convention, pris en 1988 et entré en vigueur en 1996, règlemente la classification actuelle. Aujourd'hui, le BIE distingue ainsi deux catégories principales d'expositions internationales : les « expositions universelles » et les « expositions internationales / spécialisées ». Il reconnaît en outre deux autres catégories : les expositions horticoles et la Triennale de Milan.
Expositions universelles
En termes réglementaires, les expositions universelles sont dénommées expositions internationales enregistrées. Elles ont un thème à caractère universel, d'intérêt et d'actualité pour l'ensemble de l'humanité. Depuis 1995, elles se déroulent en principe au moins tous les cinq ans. Leur durée maximale est de six mois. Les pavillons sont en principe conçus et construits par les participants eux-mêmes.
Expositions internationales / spécialisées
En termes réglementaires, les expositions internationales / spécialisées sont dénommées expositions internationales reconnues. Leur thème ont un caractère précis et spécialisé, au contraire des expositions universelles. Elles se déroulent à fréquencevariable, entre deux expositions universelles, pour une durée maximale de trois mois. Les pavillons sont construits par les organisateurs de l'exposition et mis à la disposition des participants qui se chargent ensuite de les personnaliser extérieurement et intérieurement.
Autres expositions internationales
Depuis 1960, le BIE accorde sa reconnaissance aux expositions internationales d’horticulture approuvées par l’Association Internationale des Producteurs d’Horticulture (AIPH).
Le BIE reconnaît également l’exposition des Arts Décoratifs et de l’Architecture Moderne de la Triennale de Milan, « en raison de son antériorité historique et pour autant qu’elle conserve ses caractéristiques d’origine ».