Introduction
Le flobart (parfois écrit "flobard") est un bateau d'échouage capable de flotter dans moins de trente centimètres d'eau et utilisé pour la pêche sur la côte d'opale de Berck à Calais jusqu'à la fin du XX siècle, et notamment à Audresselles et à Wissant.
Portant un nom tiré du mot saxon "Vlot bar" (flottant), et construit avec des gabarits amovibles selon une technique développée à partir des drakkars scandinaves, le flobart est constitué de planches en bois d'orme cintrées et superposées assemblées par des clins (rivets) en cuivre.
Avec une proue très large, il peut supporter le choc des déferlantes au moment de son déséchouage. La poupe plate permet à deux hommes de le pousser avec le dos en s'arc-boutant pour le faire glisser sur des rondins posés sur la plage.
Au XIX siècle, il naviguait encore essentiellement à la force des bras de ses dix rameurs, n'utilisant la voile que vent arrière. Ce n'est que sous le Second Empire, avec l'arrivée de la dérive rentrante inventée par les Américains, que les flobarts pourront remonter le vent.
Actuellement, les plaisanciers utilisent des flobarts en fibres et résine synthétiques, reproduisant la forme des anciens flobarts en bois.
On peut encore voir d'authentiques flobarts en bois à Audresselles, exposés le long de la route départementale (rue Pierre de Wissant) et au musée de l'association "flobarts des deux caps" à Wissant.