Froment du Léon

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Introduction

Froment du Léonicône vache
EspèceVache (Bos taurus)
Région d’origine
Régionnord de la Bretagne en France
Caractéristiques
TailleMoyenne
RobeUnie froment
Autre
DiffusionLocale, race préservée
UtilisationLaitière

La froment du Léon est une race bovine française.

Origine

Elle appartient au rameau celtique. Elle a été créée dans le Pays de Léon dans le nord de la Bretagne. Elle est génétiquement proche des races des îles Anglo-Normandes : jersiaise dont elle est cousine et guernesey dont elle est une ancêtre. Au XVIII siècle existait déjà une race nommée léonnaise ou léonarde. Elle faisait partie d'une population rouge, froment ou pie rouge, commune avec celle de feue la pie rouge de Carhaix. La sélection de cette race, avec la création d'un livre généalogique, débuta en 1907 à partir d'une race autochtone.

Depuis les années 1950, elle est devenue une race en danger d'extinction, fortement concurrencée par la normande puis la prim'Holstein. On la trouve seulement sur la côte nord de la Bretagne. Depuis les années 1960, des croisements ont été faits avec des reproducteurs de race guernesey provenant de la Grande-Bretagne et du Canada afin de mieux gérer la consanguinité.
En 2004, les effectifs étaient de 570 animaux dont 230 vaches et 20 taureaux inscrits. Environ 80 % des femelles reproduisent en race pure, un bon point pour maintenir voire faire progresser l'effectif.

Morphologie

C'est une vache de moyen format, la femelle a une hauteur au garrot de 130 cm et un poids moyen de 500 kg. La robe est froment (blond) uniforme ou avec des parties blanches sur le ventre et le bas des membres. Les muqueuses sont claires. Les cornes sont de longueur moyenne.
Selon Daniel Babo, la froment du Léon aurait un caractère lunatique.

Aptitudes

Elle est classée mixte. Elle produit environ 3 500 kg de lait par lactation, d'un lait très riche en matière grasse (46 g/l) donnant une crème colorée et un beurre doré, du fait de sa richesse en carotène.

Elle est charpentée, donnant des carcasses bien valorisées à la réforme. Elle nourrit également bien ses veaux, et peut être rentable en croisement avec un taureau de race bouchère. La faible taille des effectifs encourage les éleveurs à travailler en race pure pour atteindre un nombre qui les mette à l'abri d'une trop forte consanguinité.