Le projet littéraire
Le projet littéraire de la nouvelle revue est clair : tout en se situant dans la continuité de l’ancien Galaxies, c’est-à-dire en s’attachant à faire connaître et à publier des auteurs de qualité, tant francophones qu’étrangers, il est question de bien donner à la science-fiction son statut de littérature à part entière. Là est d’ailleurs le sens de la création de la rubrique « Autres mondes », menée par Denis Labbé et consacrée aux auteurs de littérature dite générale qui s’aventurent en science-fiction. Les deux premiers sont l’américain Cormack Mc Carthy et la française Elise Fontenaille. La constitution de dossiers sur des auteurs français ou francophones ira dans le même sens (No3 : Xavier Mauméjean, No 4 : Elisabeth Vonarburg, No 5 : Catherine Dufour, trois auteurs dont la contribution à la littérature excède la simple science-fiction. Par ailleurs, en publiant des nouvelles sélectionnées d’abord pour leurs qualités stylistiques, la revue renforce encore cette action.
Le second axe du projet est celui de la mise à disposition du lectorat d’un accès à d’autres littératures, sans se limiter d’ailleurs à la sphère anglo-saxonne, quelle que soit l’importance de celle-ci en science-fiction, tout en ne l’écartant pas.
L’objet est ici l’enrichissement mutuel, à travers les thèmes, les techniques d’écriture, les approches différentes de la science-fiction.
Ce second axe d’approche est servi par une rubrique régulière consacrée à l’état de la science-fiction dans les autres pays européens (cette rubrique aura bien sûr vocation à s’élargir à l’ensemble de la planète). Il sera également renforcé par des dossiers consacrés à des auteurs étrangers (No 1 : Alastair Reynolds), des dossiers-thèmes permettant de mettre en valeur la place des auteurs français dans la littérature mondiale de science-fiction (No 2 : le space opera), des entretiens avec des auteurs.
En projet : un article sur la science-fiction d’expression arabe (amorcé dans Géante rouge) par une chercheuse tunisienne, Kawtar Ayed, qui vient de soutenir à l'Université d'Aix en Provence une thèse sur le sujet et avait couvert, pour Géante rouge, la première convention de science-fiction à Damas, en 2007, et un article sur la littérature de science-fiction d’expression russe et son évolution notamment en Ukraine, après l’éclatement de l'URSS. Ce dossier sera pris en charge en collaboration avec Dimitri Gromov et Oleg Ladyjski, qui sous le pseudonyme partagé d’Henri Lyon Oldie, sont des écrivains et anthologistes ukrainiens de premier plan.
Enfin, troisième axe, la diffusion des tendances et éditions en littérature de science-fiction, avec une forte rubrique de notes critiques argumentées, coordonnées par Olivier Noël.
C'est sur ces bases que le Centre national du livre a décidé, fin 2008, d'apporter un soutien financier à la revue.
Le premier numéro
Il est paru, en juillet 2008, avec un lancement aux Imaginales d'Epinal. Le lancement officiel a toutefois eu lieu en juillet. L'invité était Alastair Reynolds. Il comptait 192 pages au format 14x21, sous une couverture illustrée par Krystal Camprubi. Le sommaire en était le suivant.
NOUVELLES
- Notre-Dame des oubliés de Robert et Claire Belmas
- Les cercles intérieurs de Georges Panchard
- La chose la mieux partagée au monde de Jean-Pierre Guillet
- Les réparateurs intergalactiques de Réfrigérateurs ont rarement du liquide de Thomas Gerencer, traduit de l’anglais par Alain le Bussy
- Engadine de Xavier Mauméjean
- Hommes d'équipage, les papillons tissent les voiles de vos vaisseaux de Frédéric Serva
- L’histoire véritable d'Alastair Reynolds, traduit de l’anglais par Hugo van Gaert
DOSSIER : Alastair Reynolds
- Le chemin des contraires par Gilbert Millet
- L’entretien Gilbert Millet – Alastair Reynolds
- Bibliographie par Gilbert Millet
RUBRIQUES
- Regards sur la SF européenne : L’Italie par Jess Kaan
- Les entretiens : Joëlle Wintrebert par Olivier Noël
- Les entretiens : Neil Gaiman par Gillian Gray
- Cinéma SF – Z comme Zombies par Bruno Paul
- Autremondes : Cormac McCarthy par Denis Labbé
- Notes de lecture sous la direction d’Olivier Noël
Tiré à 1 500 exemplaires, il a été envoyé à plus de 850 abonnés et diffusé en librairie.