Les précipitations tombant sur le pays sont médiocres en moyenne ; elles alimentent des cours d'eau peu puissants qui coulent presque tous vers les pays voisins du sud.
D'après Aquastat , la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de 748 millimètres, soit pour une superficie de 274 000 kilomètres carrés, un volume de précipitations annuelles de 204,95 kilomètres cubes, arrondis à 205 km³ (France métropolitaine 477,99 km³).
De ce volume précipité, l'évapo-transpiration et les infiltrations consomment quelques 197 km³. Restent 8 kilomètres cubes de ressources d'eau superficielle produites sur le territoire du pays (en interne). De plus une quantité renouvelable de 4,5 kilomètres cubes d'eau souterraine est produite chaque année, en interne également. Le pays ne reçoit pas de supplément d'eau provenant de pays voisins. Les ressources totales en eau du pays se montent donc à 12,5 kilomètres cubes (1 km³ = 1 milliard de m³).
La quantité d'eau disponible (qui comprend l'ensemble des ressources créées en interne, plus les apports extérieurs éventuels) est de 12,5 km³ par an, soit pour une population de quelques 15 millions, un peu plus de 800 m³ par habitant et par an; ce qui peut être considéré comme faible mais suffisant actuellement. La répartition spatiale des disponibiliés en eau étant cependant très inégale, il est probable que de gros investissement dans la gestion de l'eau seront nécessaires dans les prochaines décennies.
On considère que la totalité de ce volume d'eau produit au Burkina Faso quitte le territoire, et ce à destination des pays suivants :
- Ghana : 8,7 km³ par an (il s'agit du débit des affluents de la Volta)
- Côte d'Ivoire : 1,3 km³ (Comoé et Volta Noire notamment)
- Niger 1,3 km³ (il s'agit des débits de plusieurs petites rivières, comme le Mékrou, le Gorouol ou le Goroubi)
- Togo 1,2 km³ (dont la Pendjari)