Introduction
| Georges Portmann | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Date de naissance | 1 juillet 1890 |
| Date de décès | 24 février 1985 |
| Mandat | Sénateur |
| Début du mandat | janvier 1933 |
| Circonscription | Département de la Gironde |
| Groupe parlementaire | Républicains Indépendants |
| IV République | |
Georges Portmann, né le 1 juillet 1890 et mort le 24 février 1985, est un professeur de médecine, spécialiste français de l'oto-rhino-laryngologie (ORL) et sénateur de la Gironde pendant près de quarante ans.
Originaire de Sainte-Eulalie en Gironde, il est un brillant étudiant en médecine à Bordeaux au sein de l'Ecole de Santé Navale. Après son diplôme et une brève mais intense carrière de médecin de marine, il va suivre les cours d'Émile-Jules Moure (1855-1941), pionnier français dans le traitement des infections ORL. Ce dernier à ouvert en 1880 à Bordeaux un établissement d'enseignement libre en ORL (l'actuelle clinique Saint-Augustin). Cette école va acquérir une renommée internationale, formant des centaines de médecins français et étrangers. Moure cherche alors un successeur et choisit Georges Portmann, qui épousera sa fille. Il va mener une carrière brillante, devenant successivement chef de clinique en 1920, professeur agrégé en 1923 et professeur titulaire de la chaire d'ORL de la faculté de médecine, chaire créée pour Émile-Jules Moure en 1913 et première du genre en France.Il mènera de nombreux travaux plus particulièrement sur les vertiges ou les cancers de la tête et du cou.
Georges Portmann se lance en politique dans les années 1930. Il devient maire de Sainte-Eulalie et en 1933 est élu sénateur centre gauche de Gironde, poste qu'il n'abandonnera qu'au début des années 1970. En juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs à Pétain. En janvier 1941, après le renvoi de Pierre Laval, Pierre-Étienne Flandin fait nommer Portmann comme Secrétaire général à l'Information dans le gouvernement de Vichy, poste qu'il perdra avec le retour de Laval au gouvernement en avril 1942. Il entre en résistance en 1942, organisant un service de renseignements. Parallèlement à cela, son activité hospitalière lui permet de cacher des juifs dans son service tandis qu'il profite de son poste de maire de Sainte-Eulalie pour donner des cartes d'alimentation falsifiées. À la Libération, il sera un temps suspendu de l'Université mais reprendra assez vite son enseignement après avoir été acquitté par la Haute-Cour de Justice.