Introduction
En France
Première greffe partielle de visage en 2005
En 2005, les professeurs Bernard Devauchelle, Sylvie Testelin, docteurs Christophe Moure, Cédric d'Hauthuille du CHU d'Amiens et le professeur Benoît Lengelé de l'Université catholique de Louvain, ont réalisé en collaboration avec l'équipe du professeur Jean-Michel Dubernard du CHU de Lyon la première greffe partielle du visage au monde (greffe du triangle formé par le nez et la bouche) sur une femme de 38 ans, Isabelle Dinoire. Cette opération eut lieu entre les dimanche 27 et lundi 28 novembre au CHU d'Amiens.
Cette patiente avait perdu une partie de son visage après que son labrador ait essayé de la réveiller après une tentative de suicide. Cette opération a reçu un avis favorable de la commission d'éthique. La polémique a porté sur sa fragilité psychologique, sur l'identité à conserver avec le visage d'un autre, et sur le rôle de la presse anglaise qui a couvert l'évènement.
Un an après l'opération, un bilan fait état du retour de la mobilité et sensibilité de la zone greffée ; la patiente peut à nouveau manger, parler et sourire, et sortir en public sans attirer l'attention. Après dix-huit mois de recul, le résultat est toujours bon, avec seulement deux épisodes de rejets qui ont été maitrisés. La sensibilité au toucher et à la chaleur est redevenue normale au bout de 6 mois. Toutefois, malgré le succès de la greffe, les risques de rejet sont grands. Il faut prendre un traitement à vie et faire des exercices pour récupérer la mobilité de son visage.
La greffe et ses suites sont racontées dans un livre de Noëlle Châtelet, le Baiser d'Isabelle paru en octobre 2007.
Deuxième greffe partielle de visage en 2007
Les 21 et 22 janvier 2007, l'équipe du professeur Laurent Lantiéri, du CHU Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) a réalisé la deuxième transplantation de la face, au cours d'une opération qui aura duré 15 heures. Le patient, âgé de 27 ans, souffrait d'une forme très grave de la maladie de Von Recklinghausen, une pathologie incurable qui peut, dans ses formes les plus graves, déformer le visage, au point pour le malade de ne plus pouvoir affronter le regard des autres.
Il a subi une greffe nez-bouche-menton-joues. Le problème majeur dans cette opération était que les neurofibromes plexiformes qui déformaient son visage sont hémorragiques.
En Chine
En avril 2006, un chasseur mordu au visage par un ours a reçu une greffe partielle de visage comprenant une joue, la lèvre supérieure, le nez et un sourcil. Le patient Li Guoxing, un paysan chinois de 30 ans, défiguré par un ours, avait à son tour été partiellement greffé à l'hôpital Xijing de Xian.