Les principes de bases (murs passifs et utilisation du solaire) remontent à l’antiquité mais ils bénéficient de savoirs et de matériaux nouveaux.
Il existait déjà depuis le milieu des années 1970 des bâtiments économes en énergie (low-energy house).
Le concept de construction passive a été développé à partir des expériences des années 1970.
Une norme allemande (Niedrigenergiehaus ), ainsi que des normes suédoises ou danoises très exigeantes et adaptées aux pays froids.
La construction passive est alors devenue un standard de qualité dans plusieurs pays (Allemagne, Suisse et pays nordiques notamment).
Un premier label a été formalisé en 1988 par le Pr Bo Adamson de l’université de Lund, (Suède) et Wolfgang Feist (Institut für Wohnen und Umwelt / Institute for Housing and the Environment). Il a aussi été développé grâce aux aides du Land allemand de Hessen avec une premières rangée de 4 maisons (à terrasses) construites pour des familles, par les Professeurs et architectes Bott, Ridder et Westermeyer. Le concept a été validé à Darmstadt, avec une économie de chauffage de 90% par rapport aux standards de l’époque.
Puis un groupe de travail a été créé en 1996 pour développer techniquement et économiquement le concept en planifiant la production de matériaux, labels ou certification pour les fenêtres, ainsi que pour des systèmes de ventilation à hautes performances. Des maisons passives ont été construites à Stuttgart (1993), Naumburg, Wiesbaden, et Cologne (1997) [1] et la filière s’est développée avec le soutien de l’ union européenne via le programme CEPHEUS qui a validé le concept dans 5 pays européens l'hiver 2000 - 2001. Quelques procédés ont été inventés pour la construction passive (ex. : briques creuses collées de type Monomur). Des normes et labels ont été spécialement créés, d’autres sont de simples améliorations de techniques et technologies existantes (surisolation par exemple).
En France, Les performances de ce standard devraient, suite au Grenelle de l'environnement, s’inscrire dans la future règlementation thermique RT2020, mais le label officiel Haute performance énergétique (HPE), devenu Haute qualité environnementale (HQE) s'en est inspiré, sans être aussi exigeant, en accordant toutefois plus d'importance au bilan écologique des matériaux utilisés.
Le stade suivant est celui de la maison positive en énergie, à l'exemple de celle de Karawitz Architecture dessinée par Milena Karanesheva et Mischa Witzmann, et construite à Bessancourt (l'une des deux maisons à énergie positive certifiées (en octobre 2009) en France selon les critères du label européen du «Passiv Haus Institut» ; cette maison de 161 m², ayant coûté 1.800 euros HT/m2 dispose de 25 m² de panneaux photovoltaïques produisant 4.485 kWh/an d’énergie positive, évitant l'émission de 1.887 kg/an de CO2» ).