Francisco Héron de Alencar naît le 8 novembre 1921 à Crato, ville du Ceará, au Brésil. Il poursuit des études à Fortaleza, Recife et Salvador de Bahia, où il est docteur en médecine en 1946. Il devient docteur ès lettres en 1953. En 1949, il épouse la bibliothécaire Wanda Amorin, dont il aura trois filles et un fils. En 1947, il devient rédacteur du journal A Tarde à Salvador, Bahia, où il crée une rubrique de critique littéraire intitulée Caleidoscopio qu’il tiendra jusqu’en 1952. Il sera également rédacteur en chef, dans la même ville, du journal O Povo.
En 1950, il est professeur de journalisme et de littérature contemporaine à la faculté de philosophie de l’université de Bahia. Il est nommé vice-recteur de l’université en 1951. Il soutient sa thèse de doctorat sur « la littérature, concept en crise » devant l’Université de Bahia, à Salvador en 1953.
Militant à l’Union nationale des étudiants du Brésil, il participe en 1948 à la fondation du Centre d’études et de défense du pétrole et de l’économie nationale, un mouvement anti-impérialiste dont il devient secrétaire général de la section de Bahia. Il est nommé conseiller du gouverneur de l’État de Pernambouc Miguel Arraes, dirigeant historique de la gauche brésilienne, auquel il est apparenté.
Obtenant une bourse de séjour en France, Héron de Alencar est professeur de littérature et civilisation brésiliennes entre 1955 et 1960 à l’université de La Sorbonne.
Reprenant ses fonctions universitaires à Bahia, il devient également directeur du Jornal da Bahia. En 1962, à l’invitation de l’anthropologue Darcy Ribeiro, il participe à la fondation de l’université de Brasilia où il enseigne la littérature brésilienne. Il fait partie des instigateurs du Centre de culture populaire de Brasilia. Il publie en 1963 une introduction à l’Histoire de la littérature brésilienne de José Vérissimo.