Les lignes directrices de l'EPA pour la Loi sur l'eau des États-Unis (Clean Water Act) considèrent l'iodure d'argent comme une substance dangereuse, un polluant toxique et même comme « polluant prioritaire ». L'argent fait en outre partie des polluants dont l'augmentation dans l'environnement est jugée préoccupante, d'autant qu'il n'est pas biodégradable et que les nanoparticules d'argent sont les plus utilisées et diffusées dans l'environnement par l'industrie, le commerce et la médecine.
Hormis pour quelques professions particulières, le risque d'intoxication aigue est faible. L'exposition chronique aboutit à la contamination d'organes cibles.
- L'ingestion chronique d'iodures conduit à un « iodisme », pouvant se manifester par des éruptions cutanées, un écoulement nasal, des maux de tête et une irritation des muqueuses. Une faiblesse générale, une anémie et une perte de poids ainsi qu'un état de dépression peut aussi s'ensuivre.
- L'inhalation, comme l'ingestion chronique, peut aboutir à une argyrie due à l'argent, caractérisée par une coloration grise à bleuté des yeux, de la peau et des muqueuses.
- Un long contact avec la peau peut causer une coloration permanente de la peau.
La rémanence environnementale est longue. On a par exemple montré que les lichens ont conservé dans leurs thalles les sels d'argent qui ont servi à déclencher des pluies de rabattement du nuage de Tchernobyl afin qu'il soit moins dense lors de son passage sur la Russie au moment des défilés du 1 mai et dans le mois qui a suivi la catastrophe.