Introduction

Lampe à huile en granite, Camiros (Rhodes). Âge du bronze, vers -1500/-1400.
Une lampe à huile est une lampe dont le combustible est de la graisse animale, de l'huile végétale, de l'huile de baleine ou encore de l'huile minérale.

Lampe à huile en granite, Camiros (Rhodes). Âge du bronze, vers -1500/-1400.
Une lampe à huile est une lampe dont le combustible est de la graisse animale, de l'huile végétale, de l'huile de baleine ou encore de l'huile minérale.

Le brûloir de Lascaux, en grès rouge. Magdalénien, -15 000 ans.
L'homme du Néolithique nous a laissé d'assez nombreux témoignages de ses moyens d'éclairage : la torche enflammée par de la résine, et la lampe à graisse (Lascaux), composée d'une simple pierre en forme de cuvette dans laquelle trempait une tresse ou une torsade végétale.

Lampe à huile romaine en terre cuite avec décor de gladiateurs (Musée de Cologne)

Lampe à huile époque Byzantine datant du 4éme ou 5éme Siècle après J-C. Cet objet est en terre cuite de couleur rouge.
Depuis l'Âge du bronze ont été fabriquées des lampes en pierre, en terre cuite, ou en métal, récipients ouverts ou fermés comportant un ou plusieurs becs destinés à accueillir une mèche, et pour les lampes fermées, un ou plusieurs trous de remplissage, le plus souvent au centre d'une cuvette formant entonnoir. Elles ont servi à l'éclairage depuis les périodes protohistoriques (lampes à huile d'Akrotiri, au musée de Santorin, par exemple), jusqu'au Moyen Âge où l'on utilisait des lampes à pied ou suspendues, à l’imitation des Romains.
Dès l'Antiquité, cependant, l'éclairage à l'huile minérale (naphte) est cité comme pratique courante en Mésopotamie. Cette huile est d'abord épurée par des moyens physico-chimiques, puis distillée, comme le mentionne Al-Razi (Rhazès) au IXe siècle dans son Kitab al-Asrar (Livre des Secrets). Au Moyen-Âge en France, on utilisait l'huile de navette dans le Nord et l’huile de noix dans le Midi.
Les seules alternatives à la lampe à huile étaient alors la torche, adaptée à l'usage extérieur, puis la chandelle, pour l'éclairage domestique.
Les mèches, cependant, se spécialisent et progressent au cours de millénaires, dans leur nature et leur texture.
Cependant, à la campagne, la seule source de lumière ordinaire demeure le feu de la cheminée, jusqu'à un passé récent, et encore aujourd'hui dans de nombreuses contrées.

Quinquet à huile, en 1822. (Le peintre américain James Peale vu par son frère Charles Willson Peale)
La lampe à huile a toujours connu deux difficultés : les huiles, toujours trop visqueuses, peinent à monter dans la mèche par capillarité ; la mèche tend à charbonner et à s'éteindre.
Les progrès vont être déterminants à la fois dans la mécanique et dans l'amélioration des mèches et brûleurs.
![]() Lampe d'Argand, avec réservoir en hauteur et bec d'Argand | ![]() Bec d'Argand (détail), avec mèche cylindrique et cheminée de verre | ![]() Première page de la lettre de Benjamin Franklin au Journal de Paris, mentionnant pour la première fois la possibilité de décaler les horaires d'hiver et d'été, et s'interrogeant sur l'économie d'huile réalisée par la lampe de Quinquet et L'Ange (1784) |
Le pétrole lampant, huile enfin fluide, permettant une excellente montée du carburant vers la mèche par capillarité, provoque l'extinction de facto de la lampe à huile.