En dépit de la reconnaissance ancienne de plusieurs groupes considérés comme des genres au sein des Larinae et de la résurgence régulière de cette manière de voir jusqu'à présent, la tendance à regrouper la quasi-totalité, et parfois la totalité des mouettes et goélands dans l'unique genre Larus a été très forte tout au long du XX siècle. Le plus souvent, sur la cinquantaine de représentants des Larinae, le genre Larus n'écartait que six mouettes correspondant aux genres Creagrus, Pagophila, Rhodostethia et Xema (tous monospécifiques), et Rissa (deux espèces) ; ce système a prévalu jusqu'au début du XXI siècle.
Le Goéland de Scoresby (Leucophaeus scoresbii) était aussi fréquemment intégré au genre Larus.
En 2005, une étude de phylogénie moléculaire portant pour la première fois sur la totalité des espèces reconnues de goélands et de mouettes (53 espèces) montrait que le genre Larus ainsi conçu n'était pas monophylétique. Confirmant les conclusions de deux études antérieures, l'une portant sur la morphologie, l'autre sur des caractères moléculaires, elle préconisait la dissociation de Larus en six genres :
- Chroicocephalus : les mouettes « masquées » (11 espèces, dont la mouette rieuse)
- Hydrocoloeus : la mouette pygmée et la mouette rosée
- Ichthyaetus : les mouettes et goélands « à tête noire » (6 espèces, dont la mouette mélanocéphale)
- Larus : les grands goélands « à tête blanche » (plus de 20 espèces)
- Leucophaeus : les mouettes et goélands « à capuchon » (5 espèces, dont la mouette de Franklin)
- Saundersilarus : la mouette de Saunders.
Certaines de ces recommandations ont été immédiatement acceptées par la communauté internationale (Chroicocephalus, Hydrocoloeus pour la mouette pygmée) ; les autres font encore l'objet de débats.