Les importantes fluctuations de la taille de sa population ont longtemps intrigué les chercheurs. Si l'on comprend facilement que, comme nombre de rongeurs, il soit capable de se multiplier très vite, on a plus de mal à comprendre les disparitions répétitives d'une grande partie de la population.
L'une des hypothèses, bien qu'actuellement réfutée par différentes recherches scientifiques, est devenue très populaire, c'est celle du « suicide collectif ». Selon cette dernière, les lemmings, se déplaçant en groupes très importants, seraient victimes d'une situation malheureuse : les meneurs, suivis de près par le reste du groupe, seraient incapables d'arrêter leurs camarades dans leur course effrénée, et en arrivant au bord de l'eau ils seraient poussés par ceux qui les suivent, si bien que toute la population plonge vers la mer et se noie. Une autre interprétation de ce « suicide collectif » a été proposée : afin de conquérir d'autres territoires, les lemmings seraient amenés à traverser des rivières, sans s'inquiéter de la largeur de celles-ci ou une fois arrivés à la mer, la confondre avec une simple rivière.
Cette idée a inspiré le jeu vidéo Lemmings ainsi que le film de Dominik Moll (2005), Lemming.
En 1958, les studios Disney présentent un documentaire spectaculaire, White Wilderness, montrant des vagues de lemmings se précipitant dans la mer : le succès est immense et les imaginations sont frappées par ce qui était montré. Ce documentaire a en fait été fabriqué entièrement en studio et utilise abondamment trucage et astuce de mise en scène.
Cette légende du suicide collectif a été formellement démentie par des nombreuses études scientifiques : les disparitions massives ne sont dues qu'à des problèmes écologiques classiques (notamment de la disponibilité de la nourriture et du nombre de prédateurs).
Dans la littérature
Ce suicide a été décrit de nombreuses fois dans des ouvrages reconnus comme dans La faim du tigre de René Barjavel. Il emprunte dans ces pages les propos de Jean Giono.
D'après eux, les lemmings on commencé à se suicider en 1920, précédés par d'autres rongeurs, les bobacs qui eux ont commencé en 1875-1876. En effet depuis ces dates, les deux espèces n'étant plus assez dévorées par leurs prédateurs tués par les hommes, elles se sont multipliées et ont commencé à déverser le trop-plein de population dans la mer.
Le géographe et biologique russe Potaninea dira avoir assisté pour la première fois en 1880 au suicide des bobacs. D'autres savants auraient assisté et étudié ce phénomène : Gustav Radde, Polakov, Albin Kohn, von Middendorf, Nordenskjöld, etc.