Ligne Aulnay - Rivecourt

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Introduction

Ligne Aulnay - Rivecourt
Ligne d'Aulnay-sous-Bois à Rivecourt

via Senlis
Pont de la ligne Aulnay - Rivecourt (Chemin de Savigny) à Villepinte
PaysFrance France
Villes desserviesAulnay-sous-Bois, Senlis
Historique
Mise en serviceLigne inachevée
ConcessionnaireCh. de fer du Nord
Caractéristiques techniques
Numéro officiel230 000
Longueur66 km
ÉcartementVoie normale
ÉlectrificationNon électrifiée
Nombre de voiesAnciennement à double voie
Schéma de ligne
Schéma de la ligne
14,150
BSicon KBHFa.svgBSicon vBHF.svg14,420Aulnay-sous-Bois




vSTR

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vers Bondy (T4)
vers Crépy-en-Valois
BSicon exBHF.svgBSicon STR.svg19Villepinte
BSicon exBHF.svgBSicon STR.svg22Tremblay-Roissy
BSicon KBHFa.svgBSicon exSTR.svgBSicon STR.svgCDG2
BSicon xKRZo.svg
BSicon exBHF.svg28Le Mesnil-Amelot
BSicon exBHF.svg32Moussy
BSicon exBHF.svg37Plailly-Mortefontaine
BSicon exBHF.svg42Thiers-Pontarmé
BSicon exBHF.svg48Saint-Léonard
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vers Chantilly




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BSicon exvBHF.svg53Senlis




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vers Crépy-en-Valois
BSicon exHST.svg56Chamant
BSicon exHST.svg60Ognon
BSicon exBHF.svg62Brasseuse-Villeneuve
BSicon exHST.svg65Raray
BSicon exBHF.svg70Néry
vers Crépy-en-Valois
BSicon STR.svgViaduc de Vaucellesur la Douye, 28 arches, 417m
BSicon STR.svgBSicon exHST.svg75Saintines
BSicon STR.svgBSicon exHST.svg77Verberie
BSicon BHF.svg81Rivecourt

La ligne Aulnay - Verberie - Rivecourt est une ligne ferroviaire française, dont la réalisation devait soulager les deux itinéraires permettant au réseau de la Compagnie des chemins de fer du Nord de relier la capitale aux territoires industriels du Nord de la France. Abandonnés pendant la Première Guerre mondiale, les travaux de sa construction ne reprirent jamais, la priorité étant alors donnée à la reconstruction du réseau d'avant-guerre.

Elle constitue la ligne 230 000 du réseau ferré national.

Tracé

La ligne devait se débrancher de la ligne Paris - Soissons - Hirson à la sortie est de la gare d'Aulnay-sous-Bois. De là, le tracé s'incurvait en direction du nord-est, traversait la plate-forme de l'actuel aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, puis gagnait la forêt de Chantilly, qu'elle traversait dans sa partie orientale nommée forêt de Pontarmé, proche de la forêt d'Ermenonville. Après s'être jointe à la ligne Chantilly-Gouvieux - Crépy-en-Valois et avoir desservi la gare de Senlis, la ligne contournait par l'est la forêt d'Halatte tracée sur le plateau du Valois, et gagnait la vallée de l'Oise. Elle devait rejoindre à Rivecourt la grande ligne Creil - Jeumont.

Histoire

L'avant-projet décrit les objectifs de la nouvelle ligne : « Cette ligne a pour but de décharger les deux grandes artères de Rivecourt à Paris, l'une passant par Creil et Chantilly, l'autre par Ormoy-Villers, qui sont déjà encombrées, et de desservir entre ces deux lignes une vaste région agricole et forestière dont elle assurera la prospérité en facilitant l'écoulement des produits sur le marché de Paris. Elle permettra en outre l'organisation d'un service de banlieue qui ouvrira la contrée à l'expansion parisienne. »

Pont de la ligne Aulnay - Rivecourt (rue Henri-Barbusse) à Villepinte.

La ligne projetée doit comporter douze stations et cinq haltes entre Aulnay-sous-Bois et Rivecourt. Malgré une déclaration d'utilité publique promulguée dès le 16 mars 1906, les travaux démarrent tardivement en 1913, en raison du délai nécessaire à l'acquisition des terrains. Le chantier démarre par les travaux de terrassement et la réalisation de plusieurs ouvrages d'art. La fin du chantier est prévue pour 1916, mais ils sont rapidement interrompus par le déclenchement de la Première Guerre mondiale.

La reprise des travaux au lendemain de la guerre semble évidente pour les élus locaux. Mais la Compagnie du Nord a d'autres priorités, en particulier la reconstruction de plusieurs tronçons de son réseau durement touchés durant le conflit. Après de nombreuses sollicitations, le ministre des Travaux publics apporte une réponse le 18 décembre 1920 : « La Compagnie du Nord ne peut songer à engager une dépense aussi considérable (160 millions) et à distraire pour la construction d’une ligne dont l’urgence ne se fait pas absolument sentir, des moyens d’action si nécessaires sur d’autre point du réseau. »

Au cours de l'été 1922, une manifestation est organisée durant laquelle la ligne est symboliquement inauguré à Aulnay-sous-Bois, Ermenonville et Senlis. L'écrivain Gérard de Nerval, natif du pays, est même évoqué et de nombreux articles sont publiés à cette occasion. Mais aucune réponse n'est apportée par les pouvoirs publics. Au contraire, le ministre de tutelle décide de geler le projet « à titre provisoire » le 3 août 1928.

Le Conseil Général de la Seine-et-Oise réclame de nouveau la reprise des travaux de la ligne en avril 1929. Le ministre lui répond que « les services qu’elle est appelée à rendre paraissent hors de proportions avec la dépense de 200 millions qu’il faudrait engager ».

Malgré l'insistance des élus, la ligne est officiellement déclassée le 31 janvier 1942.

Les vestiges

Plusieurs ponts édifiés en 1913 sont demeurés en l'état depuis l'abandon des travaux. C'est le cas au sud de la ligne à Villepinte et Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis. Plus au nord, on peut observer plusieurs ponts en forêt de Pontarmé, entre Saintines et Verberie ou encore dans les bois à Béthisy-Saint-Pierre.

Par ailleurs, la plateforme de la ligne au départ de la ligne Paris - Hirson, à Aulnay-sous-Bois, a été réemployée sur quelques centaines de mètres pour établir la ligne de Roissy, ouverte en mai 1976 et destinée à desservir l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.