A différentes époques, la volonté urbaine a voulu marquer une étape de sa croissance ou unir par un monument symbolique ses mues successives. Le LISA est un trait d’union entre la vieille et la nouvelle ville. il est une porte, un lien entre ces deux étapes. C’est pourquoi le bâtiment offre différents aspects. L’architecte a voulu un contraste très fort entre l’architecture intérieure et l’architecture extérieure...
Les murs extérieurs du bâtiment donnent l’impression d’être des murs d’enceinte... L’extérieur présente l’apparence d’une construction pure et lisse. L'édifice a des lignes agrémentées de colonnes ruinées, d’un obélisque, d’une porte sur la rue. Le tout recouvert d’une céramique blanche avec laquelle jouent la lumière et le temps. Ainsi sont matérialisées les limites entre la vieille ville et la nouvelle cité. L’obélisque est un signal d’identification qui est reconnu de loin : face aux clochers de la vieille ville, il marque la vitalité de la ville nouvelle. Par contre l’intérieur est polychrome et convivial. C’est une tranche de ville qui s’organise le long d’une rue couverte intérieure, lieux d’échanges et de communications. Au rez-de-chaussée sont les équipements public, les étages sont réservés à des activités nécessitant plus de calme. On a aussi pu parler de la rue de clin d’œil hollywoodien s’opposant à la rigueur néoclassique de l’extérieur.