Introduction

Boîtier TiVo
Un magnétoscope numérique ou numériscope permet d'enregistrer de la vidéo numérique, sur un disque dur ou autre support de bonne capacité comme une mémoire flash (clé USB, carte SD, etc.)

Boîtier TiVo
Un magnétoscope numérique ou numériscope permet d'enregistrer de la vidéo numérique, sur un disque dur ou autre support de bonne capacité comme une mémoire flash (clé USB, carte SD, etc.)
Les deux premiers magnétoscopes numériques largement diffusés en 1998 (d'abord aux États-Unis puis en Europe, mais officiellement absents du marché français) sont TiVo et ReplayTV.
Lors de leur introduction sur le marché américain, leur acquisition nécessite la souscription d'un abonnement à un service. Désormais, ces équipements sont commercialisés indépendamment des offres de télévision payante. Le guide des programmes est régulièrement et gratuitement mis à jour via les signaux de télédiffusion (données EPG) soit via les services Télétexte soit dans le flux numérique retransmis pour la TNT, la télévision par satellite, le câble numérique, l'ADSL ou la TMP.
La première gamme de numériscopes grand public commercialisée en France est apparue en 1999 avec les démodulateurs numériques à disques dur (Nokia, Technisat, Echostar) « copiés » par les éditeurs de bouquets satellite payants à compter de 2002 avec le lancement du terminal Platinium de TPS puis le Pilotime de CanalSat.
Une génération intermédiaire incluant des sorties HDMI pour téléviseur HDTV mais sans capacité à lire des programmes en HD est sortie à l'hiver 2005. La génération suivante (automne 2008) inclus l'enregistrement de programmes HDTV.
Le premier magnétoscope numérique de masse en France est le terminal Freebox-HD, par l'opérateur ADSL Free (Iliad) mis en circulation à partir de 2006.
Les avantages du magnétoscope numérique sont multiples :
La différence majeure par rapport à un magnétoscope ou à un DVDscope concerne l'emploi instantané et simplifié que permet le numérique : visionner n'importe quel film enregistré et stocké sur le disque dur, accéder directement à tel ou tel chapitre, utiliser les fonctions avance et retour rapide jusqu'à + ou - 256 fois la vitesse normale, supprimer ou « zapper » la publicité, etc...
Cet équipement bouleverse la « consommation » de télévision, car il permet de totalement se libérer de la programmation en direct de la télévision pour regarder les programmes selon ses propres disponibilités horaires. Le « téléconsommateur » fabrique et visionne sa propre programmation télévisuelle.
Les modèles les plus évolués « apprennent » les goûts du téléspectateur au fil de ses sélection et lui suggèrent le visionnage ou l'enregistrement de ses types d'émissions préférées (selon les critères : types de programme, acteur, réalisateur, genre, etc...).
Ces fonctions ont été introduites avec Tivo et ReplayTV :
Sous réserve de ne pas dépasser la capacité du disque interne (sauf à rajouter un disque externe), le numériscope permet d'enregistrer à volonté de façon parfaitement improvisée et directe. Il intègre une indexation pour faciliter la recherche des séquences enregistrées, identifiables par son nom et par une « vignette » de la première image du programme. Pour les modèles dotés de la connectique compatible, il est possible d'y raccorder un graveur DVD et de libérer ainsi l'espace disponible sur le disque interne. Toutefois, cette sauvegarde externe peut être rendue impossible par une protection numérique anti-copie (exemple : Macrovision).
Un enregistrement numérique est composé de données chiffrées. Les logiciels qui le gèrent comprennent la correction d'erreur (y compris en temps réel), ce qui permet de déceler des imperfections ou une altération et d'alerter l'utilisateur afin de procéder à une sauvegarde externe ou un transfert de données vers un nouveau disque (ou un DVD). De plus, la copie externe peut s'effectuer à vitesse accélérée (par exemple 16 fois la vitesse nominale ou lecture en temps réel), permettant par exemple la sauvegarde externe en moins de 10 minutes d'un film d'une heure trente sur un DVD vierge.
Par opposition à un enregistrement analogique, cette transcription n'entraîne aucun risque de dégradation de qualité. Toutefois, dans chaque opération de transfert numérique (informatique), il existe un risque de perte de données. Le taux de ces erreurs ne doit pas dépasser un certain seuil au-delà duquel, l'enregistrement est irrémédiablement perturbé voire illisible (absence d'image, rupture du code temporel, données corrompues...).
Le logiciel de fonctionnement (Système opérationnel) de l'appareil peut être automatiquement mis à jour par les signaux numériques qu'il capte (télédiffusion) ou via Internet.
Les contenus, fiches d'information et données additionnelles peuvent être mis à disposition via Internet en P2P. Des communautés d'internautes peuvent également bénéficier de ces données selon leur intérêt (exemple : les membres d'une famille, associations, fanclubs...). Ce dispositif répond à la nécessité de conservation des œuvres. En étant réparties sur le Net, la multiplicité des copies limite les risques de déperdition totale, en particulier pour les œuvres « mineures » ou ancienne. Toutefois, cette sauvegarde ne saurait rivaliser avec la performance des systèmes professionnels broadcast ou de restauration exploités par les éditeurs de télévision et les organismes d'archivage, tels que l'INA en France.
La gestion de droits numériques ou DRM devraient être progressivement intégrés aux PVR. Ces « verrouillages » permettraient par exemple de laisser un accès libre dit « gratuit » :
Le support de stockage le plus fréquent pour les VPR est le disque dur, identique à ceux qui équipent les ordinateurs personnels. En 2008, les capacités les plus courantes s'élèvent entre 160 Go (gigaoctets) et 500 Go. Chaque gigaoctet permet de stocker entre 15 à 90 minutes d'enregistrement (vidéo + audio) selon la qualité d'image choisie (la basse résolution nécessitant peu d'espace à l'opposé de la HD laquelle nécessite de très gros fichiers).
En complément de ce disque dur (ou à leur place, sur des modèles les plus anciens), il peut exister un lecteur/enregistreur pour supports amovibles (« galettes ») DVD ou au format CD, clé USB, etc... :
La plupart des « numériscopes » permettent d'accéder également à d'autres formats de fichiers :
Avec l'émergences des restrictions d'accès (DRM et de contrôle d'accès) ou d'anti-copie (Macrovision), les fonctions de recopie voire d'enregistrement au mode numérique sont parfois rendues impossibles à partir des sources telles que récepteurs satellite (Canalsat), TNT ou encore câble. De même, les opérateurs xDSL qui diffusent des chaînes de télévision et des services de Vidéo à la demande, sont amenés à verrouiller l'enregistrement ou la copie des programmes auxquels leurs clients sont pourtant abonnés. Ces verrouillages sont généralement imposés par les grands studios de cinéma (major companies) pour privilégier la vente et la location de DVD ou de Blu-Ray. Ainsi, il est parfois possible de sauvegarder sur le disque dur interne du numériscope mais il est ensuite impossible d'en graver une copie sur un disque (DVD).
Un micro-ordinateur équipé des périphériques nécessaires (carte d'acquisition vidéo, carte de réception télévision, disque dur, carte vidéo et audio reliables à un téléviseur ou à un ensemble home cinéma), de processeurs adéquats, de mémoire vive suffisante, peut se transformer en numériscope, après installation d'un logiciel spécialisé. Les spécialistes le décrivent alors comme un HTPC.
Le logiciel libre MythTV est un exemple d'un HTPC. Il permet en outre de gérer une ou plusieurs cartes d'acquisition vidéo, de programmer des émissions à enregistrer et de procéder à la détection automatique des publicités télévisées. D'autres logiciels commerciaux ou gratuits, tels que VLC player, Replay TV, SageTV et Windows MCE offrent des fonctionnalités similaires.