Le MMU est fixé sur le dos de l'astronaute. Il comporte 24 tuyères réparties à plusieurs emplacements de l'engin. Il utilise pour sa propulsion de l'azote sous haute pression. Deux réservoirs en aluminium recouverts de kevlar contiennent chacun 5,9 kg de gaz soit une quantité suffisante pour une sortie extravéhiculaire de 6 heures. Le MMU permet d'obtenir un delta-v (changement de vitesse) total d'environ 24,4 m/s. Pour utiliser le système de propulsion, l'astronaute agit avec l'extrémité de ses doigts sur deux manettes situées à l'extrémité des bras du MMU qui l'encadrent. La manette de droite permet d'imprimer un mouvement de rotation en tangage, roulis et lacet. La manette de gauche produit une accélération linéaire permettant d'avancer ou reculer. L'utilisation conjointe des deux manettes permet de produire des déplacements combinant ces deux types de mouvement. Une fois qu'il a figé son orientation, l'astronaute peut mettre en marche un système de pilotage automatique qui maintient cette orientation libérant ainsi ses deux mains pour les travaux.
Pour permettre à des astronautes de différentes tailles de l'utiliser, les bras supportant les manettes peuvent être allongés de 13 cm. Le MMU est suffisamment compact pour être manœuvré à l'intérieur de structures complexes. Sa masse avec le plein d'ergols est de 148 kg. Le MMU comporte des redondances qui permettent de protéger l'astronaute d'une défaillance des différents systèmes. Il est conçu pour être compatible avec le système de support vie situé dans le dos de la combinaison spatiale EMU utilisée par les astronautes pour leurs sorties extravéhiculaires. L'orbiteur emporte deux MMU rangés avec les bras repliés dans sa soute cargo le long des parois non loin du sas. Ils sont attachés sur un support dédié.