En 1914, elle participe à la fondation de l'Union Patriotique des Aviatrices Françaises dans le but de devenir pilote militaire ; c'est un échec.
En 1916 elle se retrouve veuve de guerre. Elle devient, grâce à son amant (jeune anarchiste russe appartenant au Deuxième Bureau), espionne sous les ordres du capitaine Ladoux. Pour approcher l'attaché naval allemand à Madrid, Von Krohn, elle en devient sa maîtresse. En rentrant en France, elle découvre que son nom est rayé du service et le capitaine Ladoux emprisonné.
En 1926, elle épouse le Britannique Thomas Crompton, directeur financier de la fondation Rockefeller, mécène de la restauration du Petit Trianon, qui meurt subitement en 1928 à Genève. Elle mène alors grand train à Bougival.
En 1930, le capitaine Ladoux, libéré et rétabli au poste de commandant, publie ses Mémoires romancées. Le volume sur Richer intitulé « Marthe Richard espionne au service de la France » ne fut, lui, qu'invention. Celle-ci, réclamant la moitié des énormes droits d'auteur amassés, reçoit le conseil d'écrire ses propres mémoires... affabulées. Elle publie, sous le pseudonyme de Richard donc, un best-seller : Ma vie d'espionne au service de la France (adapté au cinéma en 1937) et devient brusquement une héroïne. Sous la pression médiatique, son amant Édouard Herriot, chef du gouvernement de l'époque, obtient le 17 janvier 1933 la légion d'honneur à M veuve Crompton dans la catégorie Affaires étrangères.