Due au fait que le microscope optique utilise la lumière pour obtenir une image agrandie d'un objet fait qu'il devient inefficace à partir d'une certaine échelle. En effet, la lumière est un ensemble de couleur ayant chacune une longueur d'onde spécifique. La plus petite longueur d'onde des couleurs visibles est celle du violet qui est de 400 nm.
La limite de résolution en microscopie optique est fixée par le critère de Rayleigh qui énonce que deux points ne peuvent être séparés que s'ils sont distants de au moins de la longueur d'onde divisée par 2.
Cette limite de résolution, appelée pouvoir de résolution, est donc de 200nm environ en microscopie optique classique. La microscopie en champ proche optique à balayage (SNOM: Scanning Near-field Microscopy) est l'alternative. Ce type de microscope est fondé sur l'emploi d'une sonde de taille nanomètrique (de 50 à 100nm) servant de nanosource (ou de nanocollecteur) de lumière. La résolution n'est alors plus fonction de la longueur d'onde d'illumination mais uniquement de la technologie de fabrication de la sonde.
Ce manque de résolution restreint l'utilisation de la microscopie en fluorescence pour l'étude des interactions protéines-protéines (voir techniques de BRET et FRET). En effet, les protéines ont une taille caractéristique de 0,1 à 1 nm). En utilisant des fluorophores pour marquer les protéines, on peut observer une éventuelle colocalisation par la superposition des deux images obtenues par excitation de chaque fluorophore qui ne permet pas de prouver une quelconque interaction : il pourrait y avoir jusqu'à 800 protéines entre les deux protéines étudiées. C'est pourquoi, pour étudier l'interaction protéine-protéine, il faut s'en remettre à d'autres techniques exploitant le phénomène de la fluorescence (FRET) ou bioluminescence (BRET).