La miséricorde (qui se traduit alors en anglais mercygiver) est une sorte de dague ou poignard à lame mince, à deux tranchants ou à section carrée. Il est question de cette arme dès le XIII siècle.
La miséricorde paraît avoir été plus longue que la dague. Elle était munie de quillons. Selon certains, cette arme fut nommée ainsi parce qu'elle obligeait l'un des combattants à crier « miséricorde ! » lorsqu'il l’avait sur la gorge (cette arme, comme l’estoc ou la hallebarde était l’une des rares à pouvoir traverser un harnois : on la passait par un défaut de l’armure au niveau du gorgerin). C'est en effet un couteau qui ne pouvait être utilisé que quand les combattants étaient très rapprochés et lorsqu'on avait renoncé à se servir de l'épée.
À l'origine, ce n'était donc qu'une épée très courte, mais les collections publiques et privées ne paraissent pas posséder d'exemplaire caractéristique de cette arme. Selon une autre hypothèse, on nommait indifféremment la même arme "dague" ou "miséricorde".
Selon d'autres sources, le nom viendrait du fait que l'on utilisait cette arme blanche pour porter le coup de grâce aux blessés non soignables sur le champ de bataille.
Source: Viollet-le-Duc.