Découverte en 1925 dans le Vésuve en Italie par Zambonini et Carobbi.
Synthèse
La mitscherlichite se laisse facilement synthétiser par évaporation à partir des sels KCl et CuCl2·2H2O en solution aqueuse à température ambiante.
Structure cristalline
Structure cristalline de K2CuCl4·2H2O, projetée le long de la direction b. Rouge : atomes de cuivre, cyan : potassium, gris : hydrogène, vert : chlore, bleu : oxygène. Le parallélépipède noir représente la maille conventionnelle.
La mitscherlichite cristallise dans le groupe d'espace quadratiqueP42/mnm (Z = 2) avec les paramètres de maille à température ambiante a = 7,48 Å et c = 7,94 Å.
Les ions K (Rb, NH4) ont une coordination cubique de chlore. Les ions Cu sont entourés par quatre chlores et deux molécules d'eau dans une coordination octaédrique déformée (4+2).
Les octaèdres CuCl4(H2O)2 sont isolés les uns des autres par les cubes KCl8.
Il est à noter que les atomes d'hydrogène des molécules d'eau ne sont pas désordonnés dans la structure.
Propriétés physiques
Au-dessus de la température ambiante (à partir d'environ 50 °C), la mitscherlichite perd ses molécules d'eau et se décompose en A2CuCl4 (A = K, NH4, Rb) + vapeur d'eau. Ce phénomène de déshydratation se produit aussi sous atmosphère sèche à température ambiante. À température ambiante, A2CuCl4 est hygroscopique et absorbe l'humidité de l'air pour se transformer en mitscherlichite. Il est facile de distinguer visuellement entre les phases hydratée et déshydratée : la première a une couleur bleu-vert alors que la deuxième est rouge sombre tirant vers le brun.
Au-dessous de -272,27 °C, K2CuCl4·2H2O devient ferromagnétique (cette température de Curie varie légèrement mais reste dans le même ordre de grandeur pour les autres isomorphes).