Selon la tradition la plus ancienne, le monastère de Mesić aurait été fondé dans la première moitié du XI siècle ; selon une autre tradition, il aurait été fondé en 1225 par le moine Arsenije Bogdanović-Sremac du monastère de Hilandar ; Saint Sava, le fondateur de l'Église orthodoxe serbe, en aurait fait l'higoumène du monastère. Arsenije, après lui, allait devenir le second archevêque de l'histoire du Patriarcat de Serbie. Une autre version, la plus probable, fait remonter sa fondation à la fin du XV siècle et l'attribue au despote Jovan Branković, qui, au moment de la conquête de la Serbie par les Ottomans, fut le dernier souverain de la dynastie des Branković. Les premiers documents écrits mentionnant le monastère émanent du Patriarcat de Peć et datent de 1660 et 1666 ; à cette époque, il faisait partie du Royaume de Hongrie. Il connut un développement important avec les migrations serbes et notamment la Grande migration de 1690, qui amena en Voïvodine de nombreux Serbes fuyant les exactions turques au Kosovo et dans l'actuelle Serbie centrale. Au moment de cette Grande migration, Mesić servit un moment de résidence à l'archevêque de Vršac. Au cours des luttes entre les Autrichiens et les Ottomans, le monastère fut endommagé à plusieurs reprises, notamment en 1716 et en 1788, et restauré. Un tremblement de terre, survenu en 1892, a fait de nombreux dégâts mais le monastère fut une nouvelle fois restauré. Depuis 1952, le monastère de Mesić est devenu un couvent de femmes.