Le Mont, qui était le siège du château de la cour ossolane dès le XI siècle, devint propriété de l’église de Novara et l’évêque en fit sa propre résidence. En 1381 il fut cédé aux Milanais. Puis, la furie dévastatrice des Suisses descendus pour conquérir l’Ossola, les obligea à l’abandon en 1415. Ainsi quand en 1656 les pères capucins entamèrent les travaux pour la réalisation du chemin de croix, la communauté ossolane les encouragea avec de la main d’œuvre et des fonds, offerts par les fidèles de toutes les classes sociales. Durant une procession solennelle, des croix furent posées le long du sentier pour indiquer les points précis où construire les chapelles.
L’année suivante maître Tommaso Lazzaro de Val d’Intelvi écrivit un ample projet, approuvé officiellement le 15 mars. Une fois terminée la succession de croix en opérant quelques modifications sur les croix préexistantes, un arc monumental fut érigé (arc de Pilate) au début de la Via Crucis, et au mois de juillet la première pierre du Sanctuaire fut posée. L’évêque Odescalchi rebaptisa le lieu Mont Calvario et confia les travaux à G. M. Capis, en se réservant le droit d’approuver les projets et de choisir les peintres et sculpteurs. Le sanctuaire, la IV, la IX, et la II chapelle, l’Oratoire de la Madone des Grâces avec un modèle de la Sainte Maison de Loreto, furent construits avec un zèle remarquable et l’édification d’un nouveau couvent capucin fut commencée au milieu de la montée. Avec la consécration du Sanctuaire, en 1690, se conclut la première phase de construction.
D’autres artistes complétèrent les travaux jusqu’en 1710. Suivirent des initiatives variées et épisodiques et une troisième phase durant laquelle on expérimenta de nouvelles typologies et certaines variantes, grâce à l’architecte Perini. L’ensemble connut son majeur développement durant la deuxième moitié du XVIII siècle. Les années successives furent difficiles, en effet l’architecte et les financements virent à manquer, et les ordres religieux furent supprimés à la suite des lois napoléoniennes, le site fut ainsi abandonné pour devenir zone militaire. Le couvent des capucins devint une caserne des alpins ; l’Arc de Pilate fut abattu par la Municipalité et la première chapelle explosa, ayant été réservée au dépôt de poudre pour les mines. Elle fut reconstruite en 1900. Antonio Rosmini fonda l’institut de la charité en 1828, en faisant renaître le Calvaire. Finalement les pères Rosminiani reprirent les travaux d’entretien et de construction.