Le moteur Revetec est construit avec deux cames trilobées contrarotatives, chacune contribuant au mouvement. Deux roulements roulent le long de chaque came (quatre roulements au total) et restent continuellement en contact avec les cames. Les roulements sont montés sous deux pistons interconnectés, de manière à maintenir un jeu suffisant tout au long de la course.
Les deux cames tournent et poussent le piston par effet de ciseaux sur les roulements. Une fois en haut de la course le mélange combustible est allumé. C'est la course motrice durant laquelle le plus grand effort est obtenu après que le piston ait parcouru environ 5 % de sa course depuis le point mort haut (PMH) (approximativement 10° après le PMH), ce qui fait le meilleur usage des hautes pressions en début de cycle. À titre de comparaison un moteur classique développe son plus grand effort après que le piston se soit déplacé d'environ 40 % de sa course depuis le PMH (approximativement 60° après le PMH). Un effet secondaire est que ce type de moteur peut avoir un régime de ralenti beaucoup plus faible.
Comme les efforts sur le piston sont parfaitement linéaires dans son axe, les efforts latéraux sur les cylindres sont minimisés, ce qui diminue l'usure et les besoins de lubrification. Les cames créent moins de chocs sur les pistons, ce qui facilite l'usage de pistons en céramiques. Le moteur peut fonctionner dans les deux sens si les cames sont symétriques.
La distance au vilebrequin est déterminée par la longueur entre le point de contact et le centre de l'axe (et non par la course du piston).
Les deux roulements appuient sur les deux cames en sens contraire ce qui annule les efforts latéraux. Un ensemble composé de cinq pièces mobiles produit six courses motrice par tour d'arbre. Passer de trois à cinq lobes par came permet de produire dix courses motrices par tour sans augmenter le nombre de composants.