Nasikabatrachus sahyadrensis

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Introduction

Nasikabatrachus sahyadrensis
Nasikabatrachus sahyadrensis
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseAmphibia
Sous-classeLissamphibia
Super-ordreSalientia
OrdreAnura
Sous-ordreNeobatrachia
Famille
Nasikabatrachidae

Biju et Bossuyt, 2003
Genre
Nasikabatrachus

Biju et Bossuyt, 2003
Nom binominal
Nasikabatrachus sahyadrensis

Biju et Bossuyt, 2003
Statut de conservation IUCN :

EN B1ab(iii) : En danger

Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

Nasikabatrachus sahyadrensis est une espèce d'amphibien, unique représentant du genre Nasikabatrachus et de la famille Nasikabatrachidae.

Taxonomie

Suivant des analyses génétiques, cette espèce serait proche de la famille des Sooglossidae endémique des Seychelles. Les deux familles se seraient séparées il y a environ 100 millions d'années, lorsque l'Inde, les Seychelles et Madagascar ne formaient qu'un seul ensemble.

L'espèce a été découverte en octobre 2003 par le Belge Franky Bossuyt de l'Université libre de Bruxelles et par l'Indien Sathyabhama Das Biju de l'Institut de recherche et du jardin botanique de Palode. Cependant, l'animal était déjà bien connu des populations locales.

Distribution

Aire de répartition de Nasikabatrachus sahyadrensis.

Cette espèce est endémique des Ghâts occidentaux dans les États du Kerala et du Tamil Nadu en Inde.

Étymologie

Le genre Nasikabatrachus, du sanskrit nasika, « nez », et du grec batrachus, « grenouille », fait référence au museau pointu de cette espèce (la seule du genre).

Son nom d'espèce, composé de Sahyadr(i) et du suffixe latin -ensis, « qui vit dans, qui habite », lui a été donné en référence au lieu de sa découverte, le mont Sahyadri.

Description

Nasikabatrachus sahyadrensis mesure 70 mm. Son dos est pourpre foncé (d'où son nom anglais de purple frog). Sa tête est petite et son museau pointu.

Comportement

Cette espèce passe pratiquement toute l'année cachée dans le sol et sort de terre seulement pendant la mousson, durant environ deux semaines, afin de se reproduire. Ce mode de vie très discret explique peut-être pourquoi l'animal n'a été découvert que très récemment.

Publication originale

  • Biju & Bossuyt, 2003 : New frog family from India reveals an ancient biogeographical link with the Seychelles. Nature, vol. 425, p. 711–714 (texte intégral).