Aujourd'hui, aucune des maladies pré-citées (Parkinson, Alzheimer, épilepsie) n'est complètement curable. Certaines d'entre elles peuvent être contenues avec des symptômes contrôlés et/ou une évolution ralentie, mais aucune ne peut être guérie à proprement parler. On le sait pour les maladies d'Alzheimer, de Parkison ou pour la sclérose en plaques. On le sait moins souvent pour l'épilepsie par exemple, maladie encore à ce jour incurable. Ainsi, les personnes souffrant d'épilepsie doivent subir à vie des traitements médicamenteux lourds pour contrôler la fréquence de leurs crises, quand elles ne sont pas pour 30 % d'entre elles « pharmaco-résistantes », c'est-à-dire que leurs crises ne diminuent pas quelles que soient les molécules administrées. La chirurgie, dans leur cas, fonctionne parfois, mais les risques d'échec sont importants et la rémission définitive n'est jamais garantie. Dans le cas de lésions cérébrales causées par un accident ischémique cérébral (AVC), le cerveau reste endommagé à jamais, et les conséquences, irrémédiables, peuvent être nombreuses : handicaps moteurs, troubles de la mémoire, aphasie, déficiences auditives ou visuelles, épilepsie, troubles de l'apprentissage… Jusqu'à présent, il n'existe aucun traitement pour y remédier, seule une rééducation constante est préconisée, qui permet une amélioration du confort de vie mais n'apporte pas de guérison.
Le Neurodon s'inspire, comme d'autres campagnes de dons (Pasteurdon par exemple), de son illustre grand-frère, le Téléthon, organisé en France depuis 1987 par l'AFM. Mais il lui reste à renforcer sa notoriété et à sensibiliser davantage le grand public à sa cause pour prétendre mobiliser à la même échelle que le marathon télévisuel du Téléthon. L'activisme de l'AFM, la vitrine médiatique de l'opération et le soutien massif du public ont permis ces dernières années de faire avancer à grands pas la recherche sur les thérapies géniques pour soigner les maladies génétiques. Aujourd'hui, de nouvelles thérapies, les thérapies cellulaires, s'apprêtent à naître. À l'heure où l'avenir de la recherche sur le cerveau semble passer par ces thérapies cellulaires qui pourront peut-être demain contribuer également à soigner les maladies génétiques, le temps est peut-être venu de créer une campagne de dons commune ?