Une trajectoire (ou transfert) de Hohmann est la trajectoire de moindre consommation d'énergie qui permet de passer d'une orbite à une autre. C'est aussi le plus lent des trajets possibles.
L'orbite de départ est circulaire de basse altitude, soit, par exemple, r1=1,15R (avec R rayon terrestre), de période T1=T0(Rr1)3/2, de vitesse V1=V0(r1R)1/2, dans laquelle T0≈84 mn et V0≈ 8,2 km/s.
L'orbite visée est circulaire de haute altitude, soit, par exemple, r2=6,61R, dont la période T2=(Rr2)3/2 et la vitesse V2=V0(r1R)1/2 sont définies par des formules similaires.
L'orbite de Hohmann est l'ellipse de transfert de périgée r1 et d'apogée r2, donc de grand axe 2a=r1+r2≈7,76R, et d'excentricité e=r2+r1r2−r1≈0,708. Son moment cinétique L, son énergie E et sa période T sont donc connues.
Au temps t0, le moteur fournit un surcroît de vitesse v au satellite tel que m×(V1+v)×r1=L. Au temps t0+2T, le satellite parvient à son apogée r2 mais avec une vitesse insuffisante. Le moteur fournit un surcroît de vitesse v' de sorte que L+m×v′×r2=m×V2×r2.
Il faut donc que le décalage angulaire, au temps t0, entre la position du satellite S1 et la position du satellite S2 soit 2π2T21−T, dans le cas d'un rendez-vous.
Le transfert du satellite de r1 à r2 entraîne un coût énergétique correspondant aux deux allumages du moteur : surcroît v = 0,277V0, puis v' = 0,178V0.