Un oscillateur auto-entretenu utilise une source d'énergie continue, et produit une variation périodique. On en rencontre deux types, mais cette distinction n'est pas toujours nette.
On peut en général résumer leur mécanisme en deux fonctions principales : un gain et un filtre. Le gain est simplement l'amplification du signal permise par la source d'énergie continue. Le filtre permet de sélectionner une certaine plage de fréquences avec lesquelles le système va osciller.
L'oscillateur quasi-sinusoïdal
Lorsque la variation périodique d'un oscillateur auto-entretenu s'approche d'une sinusoïde, on dit qu'il est quasi-sinusoïdal. Cela correspond à un filtre de très bonne qualité, c'est-à-dire qu'il sélectionne une seule fréquence. C'est pourquoi on observe une sinusoïde. Dans les cas où la qualité de ce filtre n'est pas aussi bonne, cette sinusoïde peut se déformer.
Ce genre d'oscillateurs se rencontre souvent en électricité. C'est le cas d'un oscillateur à pont de Wien.
Un exemple plus inattendu est celui du laser. En effet un laser produit une onde lumineuse sinusoïdale. Le gain est le milieu amplificateur et le filtre est la cavité optique dans laquelle la lumière fait des aller-retours.
L'oscillateur de relaxation
Si le système passe périodiquement d'un état bien déterminé à un autre, on dit que c'est un oscillateur de relaxation. Cela peut être obtenu, par exemple, avec un oscillateur quasi-sinusoïdal auquel on fournit un gain très élevé qui va saturer très rapidement la sinusoïde. Celle-ci prend alors la forme de créneaux, ce qui correspond bien au passage d'un état à un autre périodiquement.
Un exemple étonnant est le vase de Tantale, qui, rempli continument par de l'eau, se vide et se rempli périodiquement. Pour comprendre pourquoi il s'agit d'un oscillateur de relaxation, une étude un peu plus approfondie est nécessaire.