Aux XVIII et XIX siècles, le naturaliste Jean-Guillaume Bruguière (1791), puis Jean-Baptiste de Lamarck (1801, 1819) ont précisé cette classification des ostréidés. Lamark classe à part les pectens et crée un nouveau groupe (les Gryphaea). Quelques décennies plus tard, Raulin et Delbos (1855) corrigent encore la taxonomie du groupe d'après l'étude des huîtres tertiaires d’Aquitaine. Ils définissent trois sous-genres (Ostrea , Gryphaea et Exogyra) et huit subdivisions (dont sept sont actuellement les genres Pycnodonte, Gryphaeostrea, Crassostrea, Ostrea, ubitostrea, Saccostrea, Lopha, classés par leur morphologie externe mais aussi par des caractères stables intérieurs (« configuration de la surface ligamentaire » et du « crochet »). Thomas Say (1820) précise la classification du groupe Exogyra, Fisher de Waldheim celui des Amphidonte (1829) et des Pycnodonte (1835) ; Bayle travaillera sur les groupes Aetostreon (1878), Ceratostreon (1878) et Rhynchostreon (1878) ; Sacco précise le classement des Alectryonella (1897), des Crassostrea (1897) et des Cubitostrea (1897).
Au XX siècle, Vyalov (1936, 1937, 1948) poursuit ce travail par l’étude morphologique du groupe (caractères de la valve supérieure notamment), ce qui lui a permis de décrire 27 taxons nouveaux et d'en réhabiliter d'autres (antérieurement considérés comme des synonymes).
Il propose une refonte totale de la classification, sévèrement critiquée par Ranson (1943, 1948) et Stenzel (1971) qui lui reprochent d'avoir oublié des caractères (structure interne de la coquille ou de l’aire ligamentaire, forme de l’empreinte musculaire, présence de chomatas… Ils lui ont aussi reproché d'avoir délaissé les pycnodontes.
En 1971 Stenzel réécrit une classification qui reste utilisée par les biologistes et les paléontologues. Elle repose sur un grand nombre de caractères trouvés chez les espèces fossiles et/ou contemporaines (structure interne des parties molles, structure minéralogique et morphologique externe et interne de la coquille.
En 1986, Harry réalise une classification d’après les huîtres actuelles. La même année, quelques ajouts sont faits par Freneix et Viaud (1986) (sous-famille des Gryphaeostreinae ajoutée au sein des Gryphaeidae).
En 1990, Malchus (1990) synthétise les classifications de Harry (1985) et Stenzel (1971) mais en ajoutant au sein des Ostreidae une nouvelle famille (Palaeolophidae) et une sous-famille (Liostreinae).
Les Ostrea sont notamment les huîtres élevées, commercialisées et/ou récoltées pour être consommées.