Les grands ouvrages routiers sont différenciés des petits par la dénomination d’ouvrages non courants.
Ouvrages d’art non courants
En France, et dans le domaine routier, la première définition en a été donnée dans la circulaire du 2 janvier 1986, puis dans celle du 27 octobre 1987, puis cette définition a été reprise dans différentes autres circulaires dont celle du 5 mai 1994
Sont considérés comme ouvrages non courants, d´une part, les ouvrages répondant aux caractéristiques suivantes :
- les ponts possédant au moins une travée de plus de 40 mètres de portée ;
- les ponts dont la surface totale de l´un des tabliers dépasse 1 200 mètres carrés ;
- les murs de plus de 9 mètres de hauteur ;
- les tranchées couvertes ou semi-couvertes de plus de 300 mètres de longueur ;
- les tunnels creusés ou immergés ;
- les ponts mobiles et les ponts canaux
Sont également considérés non courants tous les ouvrages ne dépassant pas les seuils précédents, mais dont la conception présente des difficultés particulières, par exemple :
- celles provenant du terrain (fondations difficiles, remblais ou tranchées de grande hauteur, risques de glissement...) ;
- celles sortant des conditions d´emploi classiques (grandes buses métalliques d´ouverture supérieure à 8 mètres, voûtes en béton d´ouverture intérieure supérieure à 9 mètres ou dont la couverture de remblai est inférieure à 1/8 de l´ouverture intérieure, utilisation d´un dispositif ayant pour but de limiter la charge sur l´ouvrage) ;
- celles liées à des modifications de solutions types résultant de la géométrie du tracé ou de recherches architecturales (ponts très biais ou à courbure prononcée...) ;
- celles dues à l´emploi de techniques non codifiées et n´ayant pas fait l´objet d´un avis technique du SETRA (procédés de soutènement spéciaux...) ;
- celles dues au caractère innovant de la technique ou du procédé.
Ouvrages d’art courants
A contrario sont considérés comme ouvrages d’art courant les ouvrages ne répondant pas aux critères ci-dessus.