Palais Gallien

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Introduction

Palais Gallien
Le Palais Gallien
Lieu de constructionBurdigala (Gaule Aquitaine)
Date de constructionIII siècle
Dimensions externes132 m × 111 m
Dimensions de l'arène70 m × 47 m
Capacité17 000 places
RénovationsII siècle

(Hadrien et Antonin le Pieux)
Liste des amphithéâtres romains

L'amphithéâtre de Bordeaux, dit Palais Gallien, est une arène romaine datant du 3 quart du III siècle et dont il ne reste aujourd'hui que des vestiges.

L'amphithéâtre fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840.

Description de l'édifice

Le Palais Gallien a subi de graves mutilations au fil des siècles. Il ne reste aujourd'hui que peu de choses du grand amphithéâtre d'origine dont la majeure partie de l'assiette est aujourd'hui recouverte de maisons d'habitation. Seules, quelques travées et arcades, enserrées dans le tissu urbain sont encore visibles. Une partie bien dégagée du monument apparaît depuis les rues du Docteur Albert-Barraud, Émile-Fourcand, du Colisée, ou du Palais Gallien. Elle montre l'arrondi du mur extérieur, avec une élévation en arcade sur trois niveaux et une belle technique de construction alternant briques et pierres. Les vues aériennes permettent de visualiser une bonne partie de l'ellipse originelle, encore épousée par certaines maisons actuelles.

Les vestiges subsistant ont permis de déterminer que l'arène intérieure mesurait 70 mètres sur 47 mètres. Le pourtour de l'édifice était de 132 mètres sur 111 mètres, ce qui en faisait un amphithéâtre de taille imposante pouvant accueillir jusqu'à 17 000 spectateurs. L'ossature du monument était une structure de 7 ellipses concentriques, nervurées en 64 travées, donnant sur autant d'arcades extérieures. L'amphithéâtre était doté de deux portes, une à chacune des extrémités de l'ellipse. Vu l'absence de tout vestige de voûte intérieure de soutien comme on en trouve dans les autres ruines d'amphithéâtres et au regard des trous carrés observés dans les parois, on en a déduit que les gradins étaient en bois, soutenus par des poutres horizontales.

Histoire de l'édifice

La ville gallo-romaine de Burdigala pourrait avoir construit cet amphithéâtre à l'occasion du passage de Caracalla en Aquitaine. Les vestiges de mur sont en opus mixtum, alternant avec régularité de petits moellons de pierres blanches et des lits de briques, appareil employé entre la fin II et le III siècle.

On présume que l'amphithéâtre fut incendié lors des grands raids des Francs sur la Gaule en 275/276. Les chroniqueurs indiquent qu'il aurait brûlé pendant deux jours, ce qui est compatible avec la présence de gradins en bois. Il fut ensuite laissé à l'abandon.

Il constitua un refuge de truands et de prostituées au XVII siècle, puis devint un dépotoir de « boues et de bourriers ».

Sous la Révolution, le monument devint une carrière publique et le terrain fut vendu par lots. On démolit des parties d'ouvrage monumentales (porte Est notamment) pour permettre un accès aisé aux lots en créant deux voies en croix traversant le site.

À partir de 1800, la collectivité publique prit des mesures pour stopper la dégradation de l'édifice et interdit toute nouvelle mutilation. Confortées en 1864, les murailles subsistantes furent classées monument historique en 1911.

Galerie

Le Palais Gallien: les arcades extérieures.

Le Palais Gallien: la porte subsistante.

Le Palais Gallien: l'intérieur des murailles.

Le Palais Gallien, amphithéatre romain.

Controverse sur le nom

Selon certaines sources, l'édifice devrait son nom à une légende du Moyen Âge, qui l'interprète comme un palais, et attribue sa construction à Charlemagne pour son épouse Galiene. Cette attribution est reconnue comme erronée, car l'édifice est un amphithéâtre romain dont le pourtour ovale se lit bien sur la vue aérienne de la ville de Bordeaux.

D'autres sources indiquent que le Palais Gallien doit son nom à l'empereur Gallien, qui régna de 253 à 268. Cependant, la technique de construction semble antérieure au règne de ce prince. Des monnaies de Gallien, Tétricus et Postume ont été découvertes dans les fouilles de l'édifice, ainsi que des tessons de céramique du III siècle, mais on y a aussi découvert un bronze du règne de l'empereur Trajan, ce qui entretient le doute sur la date de construction. Un programme de fouilles, actuellement en cours et prévu pour une durée de 3 ans, a notamment pour but de dater plus précisément le monument .