Il s'agit de paratonnerres équipés sur leur pointe d'un dispositif supposé attirer un peu mieux la foudre. Nous avons vu dans cet article qu'il était néfaste de vouloir ainsi l'attirer et utopique d'y parvenir avec une seule pointe. Quoi qu'il en soit, dans le passé et suivant les croyances, certains paratonnerres ont été équipés d'une pastille radioactive. Elle est supposée ioniser l'air et ainsi offrir un rayon d'efficacité plus élevé. La limite de cette idée est bien sûr que les chocs de foudre n'ont pas tous la même polarité. On repousserait donc au moins autant, sinon plus, d'éclairs qu'on n'en attirerait. Qui plus est, suite aux risques liés à la radioactivité, ces dispositifs sont évidemment aujourd'hui interdits. On peut toutefois en trouver encore parfois sur certains toits anciens.
D'autres types de dispositifs se fabriquent par contre encore, basés par exemple sur l'effet piézoélectrique. Les dispositifs à pointes actives sont parfois expliqués par la théorie dite « de l'avance à l'amorçage », bien qu'aucun lien ne soit clairement établi entre cette avance à l'amorçage et le rayon de protection. Dans quelques pays, des normes nationales définissent des zones de protection pour ces matériels, dans d'autres, l'efficacité de tels dispositifs est contestée.
Rappelons le véritable intérêt d'un paratonnerre : il s'agit surtout, au cas où la foudre passerait, par hasard, à proximité et risquerait de toucher le bâtiment, de capter et écouler la décharge dans les conducteurs de descente et ainsi de préserver la structure du bâtiment.