Les péripoloi n'appartenaient pas à un groupe juridiquement défini : ils pouvaient être des éphèbes, des métèques et même des jeunes citoyens. Cela dit, le corps des péripoloi accueillait principalement des néôtatoi (« les plus jeunes », 18-19 ans), autrement dit les éphèbes, et des métèques, donc des individus qui ne sont pas - ou pas encore - des citoyens. Leur mission était, comme leur nom l'indique, de patrouiller aux frontières du territoire ; on les distinguait de ce fait d'une autre catégorie de soldats assurant la défense du territoire : les hidruménoi, qui gardaient les fortifications. Les hidruménoi étaient recrutés parmi les presbytéroi (50-59 ans), alors que les péripoloi étaient plutôt recrutés parmi les néôtatoi et les néoi (20-29 ans).
Les officiers commandant les contingents de péripoloi étaient les péripolarques (peripolarkhos), des officiers élus à main levée par l'Assemblée du peuple. Les péripolarques, dont nous ignorons le nombre exact, étaient sous les ordres du stratège du territoire, celui des dix stratèges athéniens qui était chargé de la défense de l'Attique. Mais l'autorité suprême restait l'Assemblée du peuple, car elle seule pouvait voter les décisions militaires importantes. Bien qu'ils fussent des patrouilleurs, les péripoloi dépendaient toujours d’un fort d’attache, variable selon leur mission. Ces forts n'étaient pas les péripolion, comme on pourrait le croire (ce mot n'est jamais utilisé en Attique), mais les phrourion (forteresses) et les phylaktèrion (postes de garde). Par ailleurs, on constate que les différents contingents de péripoloi n'avaient pas de zone de patrouille attitrée mais étaient envoyés ici et là en fonction des besoins.
Les péripoloi étaient formés en fonction de leurs besoins spécifiques (équipement léger, mobilité, armes de jet), au Pirée lorsqu'ils étaient éphèbes, mais le plus souvent « sur le tas ». Les péripoloi étaient le plus souvent des fantassins légers, qui faisaient défaut à la cité d'Athènes durant les guerres médiques et au début de la guerre du Péloponnèse ; ils étaient aussi archers à cheval, cavaliers ou éclaireurs.
Le financement des péripoloi, à savoir le paiement de leur équipement, de leur ration et de leur salaire, se faisait par le biais des liturgies, puis du financement public.