Phyllobates terribilis

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Introduction

Phyllobates terribilis
Phyllobates terribilis
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseAmphibia
Sous-classeLissamphibia
Super-ordreSalientia
OrdreAnura
Sous-ordreNeobatrachia
FamilleDendrobatidae
Sous-familleDendrobatinae
GenrePhyllobates
Nom binominal
Phyllobates terribilis

Myers, Daly & Malkin, 1978
Statut de conservation IUCN :

EN B1ab(iii) : En danger

Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

Phyllobates terribilis (nom vernaculaire : kokoï) est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae.

Distribution

Cette espèce est endémique de Colombie, elle se rencontre entre 100 et 200 m d'altitude dans le département de Cauca.

Toxicité

La peau de Phyllobates terribilis recèle assez de toxine (batrachotoxine) pour tuer 10 000 souris ou environ 10 à 20 humains. Son simple contact peut être mortel. Elle exsude ses toxines par des pores disposés sur toute la peau de son dos. Mesurant 35 mm au maximum, cette grenouille jaune a été décrite pour la première fois en 1978. C'est la plus grande espèce de la famille des dendrobatidés. Le biologiste, qui l'a étudiée, a aussi retrouvé les derniers indiens qui empoisonnent leurs flèches avec leurs toxines. En soufflant une flèche empoisonnée avec sa sarbacane, un Sud-Amérindien Matses de la forêt vierge peut foudroyer un oiseau en vol.

Comme la plupart des grenouilles de la famille des dendrobatidés elle affiche des couleurs vives dites aposématiques, qui délivrent un message d'évitement à ses ennemis.

Elle ne produit pas totalement sa toxine. Les bases proviennent de plantes et de champignons dont se nourrissent les arthropodes, principalement des fourmis, qui constituent son alimentation, elle dispose d'enzymes pour les transformer.

Publication originale

  • Myers, Daly et Malkin, 1978 : A dangerously toxic new frog (Phyllobates) used by Emberá Indians of Western Colombia, with discussion of blowgun fabrication and dart poisoning. Bulletin of the American Museum of Natural History, vol. 161, art. 2, p. 307-366 (texte intégral).