Depuis que le concept est apparu pour la première fois dans un livre populaire sur la sexualité humaine en 1982, l'existence du point G est devenue largement admise, particulièrement par le grand public qui l'a compris comme une zone fortement érogène.
Malgré le nombre de sexologues toujours croissant aidant les femmes à découvrir leur point G, les observations médicales restent anecdotiques et les études de cas faites sur la base d'un petit nombre de sujets sont rarement soutenues par des études anatomiques et biochimiques. Une étude menée en France sur dix femmes a montré que la régénération de ce tissu chez des femmes se plaignant de dysfonction sexuelle féminine (DSF) augmentait leur nombre d'orgasmes de 40 à 50 %, avec une satisfaction de 70 % des patientes.
Certaines études récentes assimilent « point G » à la structure interne du clitoris.
Les structures qui pourraient correspondre au point G ne sont pas connues avec précision. L'érogénéité d'un éventuel point G pourrait provenir soit :
- De l'innervation intrinsèque de la paroi antérieure du vagin,
- Des parties internes du clitoris (qui entourent le conduit vaginal),
- D'autres structures connexes (sphincter urétral, glande de Skene, et fascia d'Alban),
- Soit d'une combinaison de ces possibilités.
Les structures connexes seraient le sphincter urétral, les glandes de Skene et le fascia d'Halban. Ces deux dernières structures, et surtout le fascia d'Halban, pourraient correspondre au controversé point G.
Enfin, il est possible que le point G corresponde en fait à une stimulation indirecte des structures internes du clitoris, qui entourent le vagin. Dans ce cas, l'érogénéité du point G proviendrait en fait de la stimulation indirecte du clitoris.
Néanmoins, comme il n'existe pas actuellement d'étude ayant comparé et évalué l'importance relative de ces différentes possibilités de l'érogénéité du vagin et du point G, il est difficile de conclure. La seule certitude est que le vagin possède des zones, le plus souvent sur sa paroi antérieure, dont la stimulation tactile est intensément érogène et peut conduire à l'orgasme.
Mais que le point G existe ou non, on observe que le vagin est une des régions du corps qui est la plus stimulée au cours des activités sexuelles (ou comportement érotique).