L'importation des différentes espèces de Pyracantha dans les paysages urbains et ruraux lors de travaux d'aménagement a un coût social, économique et environnemental très important. Ces espèces implantées sur des territoires ne faisant pas partie de leur aire de distribution naturelle sont de redoutables colonisatrices et envahissent peu à peu les friches.
Les fruits constituent une très bonne source de nourriture pour tous les rongeurs, certains oiseaux : vecteurs possibles de maladies et nuisibles coriaces. Leur prolifération non contrôlée le long des axes routiers, des ronds points... augmente de manière non négligeable le coût d'entretien de la voirie.
En rentrant en compétition avec les espèces autochtones d'un paysage, les invasives comme Pyracantha constituent une menace pour la biodiversité, milieu dont l'étude permet chaque jour de trouver de nouvelles molécules d'applications cliniques, industrielles...
Le déversement progressif de Pyracantha dans les milieux naturels : massifs forestiers, marais, patrimoines mondiaux de l'Unesco, parcs nationaux sensibilise ces paysages aux incendies.
« Article premier. 1 Afin de combattre la propagation du feu bactérien (Erwinia amylovora), la plantation des espèces appartenant aux genres suivants est interdite sur tout le territoire cantonal : Chaenomeles Lindl. (chaenomeles), Cotoneaster Ehrh. (cotonéaster), Crataegus L. (aubépine), Eriobotrya Lindl. (néflier du Japon), Mespilus L. (néflier), Pyracantha Roem. (buisson ardent), Sorbus L., à l’exception de Sorbus intermedia (Ehrh.) Pers. (sorbier), Stranvaesia Lindl. (stranvésia), ainsi que les espèces ornementales appartenant aux genres de Cydonia Mill. (cognassier), de Malus Mill. (pommier) et de Pyrus L. (poirier). »