La forme la moins élaborée est le quai se situant au même niveau que la voie. Cela pose un problème d'accès aux voitures (présence de marches, difficultés notables pour les personnes âgées et à mobilité réduite) et de sécurité (pas de séparation nette entre voie et quai). Un grand nombre d’arrêts de train sont encore dans cette situation et ne disposent pas de quai à hauteur standard. La plupart des gares et arrêts disposent aujourd’hui d’un quai standard, d’une hauteur comprise entre 40 et 80 cm au-dessus des voies. Le niveau du quai est certes plus élevé que la voie, mais moins que le plancher des voitures. Il reste donc à monter quelques marches pour accéder aux rames.
Il est cependant utopique de "rêver" d’un quai qui permettrait d’entrer d’aplomb dans les voitures (c'est pourtant le cas pour quais de métro, de RER ou de tramway) : la SNCF dispose d’un parc de rames tellement diversifié qu’il est impossible d’harmoniser la hauteur des quais à toutes les voitures. C’est donc une hauteur standard qui a été choisie.
On notera que certains cas particuliers :
- les gares hollandaises ou celles de la DB ‘’Regionalbahn Westfalen’’ ont opté pour un quai qui se situe au-dessus du plancher des rames. Il faut donc monter pour sortir du train.
- certaines rames de tram-train sont équipées d’une marche amovible permettant de combler le vide entre le quai et la rame. Cette « marche rétractable » se déploie lors de l’ouverture de la porte et se rétracte lors une fois la porte verrouillée. L’installation de ce dispositif est lié au fait qu’en ville, l’espace entre le quai et la rame de tramway est infime ; ce qui n’est plus le cas lorsque la rame aborde le quai d’un réseau ferrovaire.