Outre les buts de sécurisation des biens et des personnes pour les entreprises et les commerces, les nouvelles technologies de vidéosurveillance permettent désormais de réaliser le comptage des clients dans une boutique, ou des véhicules entrant et sortant d'une entreprise, d'incruster dans l'image vidéo le montant d'un ticket de caisse ou les informations d'un badge ou d'une carte d'accès, de reconnaître automatiquement les plaques d'immatriculations des véhicules (permet l'accès d'un parking sans ticket, clé ou badge), de signaler automatiquement un objet égaré, abandonné ou volé.
La vidéosurveillance permet aussi de lever les angles morts, citons l'exemple de certains camions de ramassage d'ordures qui permettent au chauffeur de voir les mouvements des employés à l'arrière de son véhicule, ou des techniques utilisées dans les transports public dites d'équipement à agent seul (EAS).
En Suisse
Un système de vidéosurveillance est présent dans les trains sans contrôleurs ainsi que dans les bus en ville de Genève par exemple. Ces installations visent en premier lieu à réduire les déprédations commises contre les véhicules. D'autre part, elles permettent de réduire les vols ou autres agressions, mais il s'agit cette fois, dans le cadre des trains, d'un moyen « passif ». Il est en effet nécessaire d'appuyer sur un bouton pour déclencher un enregistrement continu ce qui suivant les situations est bien évidemment impossible. Il s'agit la encore d'un système de dissuasion et non pas d'action. Dans un futur proche l'appui sur ce bouton d'urgence mettra en liaison (image et son) direct avec la police du rail.
Des caméras sont aussi installées dans les quartiers fréquentés par les prostituées et ce pour garantir leur sécurité. C'est le cas à Olten dans le cadre d'un projet pilote.
Lors de l'installation de caméra de vidéosurveillance dans les trains, le conseil fédéral a invoqué des raisons de sécurité Ordonnance sur la vidéosurveillance des voitures CFF :
Face à l'augmentation des actes de vandalisme et du sentiment d'insécurité dans les gares et dans les trains de voyageurs*, l'installation de caméras de surveillance s'impose. Les premières expériences faites au cours d'un projet pilote entre Lausanne et Genève montrent que la vidéosurveillance dans les trains régionaux permet de prévenir le vandalisme et de réduire les actes de violence commis envers les voyageurs. De plus, grâce à ces caméras, les passagers se sentent subjectivement plus en sécurité.*
Comme le dit ce texte, les passagers, dans le cas des transports public, « se sentent subjectivement plus en sécurité ». Cela montre que les caméras installées dans ces domaines ne sécurisent pas forcément les lieux qu'elles surveillent mais elles rassurent ! Le sentiment d'insécurité est subjectif. Il varie suivant la classe d'âge et l'état de salissure des lieux.
Les premières caméras de surveillance destinées à surveiller la population sont apparues dans les commerces, et ce pour prévenir le vol. Par la suite le système s'est élargi aux abords des bâtiments importants (ambassades, organisations internationales, banques). Mais tout cela toujours dans un cadre « professionnel ».
Utilisation de la vidéosurveillance dans les différents secteurs à Genève.
A Bienne par exemple, des caméras de surveillance ont été installées dans la ville pour Expo02 et elles semblent toujours en fonction aujourd'hui. De plus, toujours dans cette même ville, la droite politique à lancé une initiative dernièrement pour l'installation de caméras en ville, afin d'améliorer la sécurité. Les partis socialistes notamment sont quant à eux opposés à cette initiative qui, selon eux, réduit les libertés individuelles.