Si la toxicité des baies est en principe avérée (mais faible) en raison de leur teneur en saponine, celle des feuilles est sujet à controverse. Elles seraient parfois mortelles pour les chevaux selon la revue de médecine vétérinaire.
Les baies n'ont apparemment pas d'action toxique sur les oiseaux : les tourterelles en sont friandes.
Les usages médicinaux de la phytolacca decandra, hérités des indiens d'Amérique du Nord, sont variés. En effet la racine en usage interne (sous forme de teinture) serait prescrite, à faible dose, pour soigner diverses infections des voies respiratoires, les angines, l'arthrite et les rhumatismes. En usage externe, sous forme d'onguent ou de cataplasme, la phytolaque pourrait soigner certains problèmes dermatologiques tels les mycoses, l'acné, ou encore la gale. Enfin on lui prête des propriétés anti-inflammatoires, antivirales ainsi que mitogènes. Cependant son usage reste délicat, la phytolaque pouvant être toxique à forte dose. Son utilisation est à proscrire chez les enfants et la femme enceinte.
Le Dr Aklilu Lomma de l’Université Hailé Sélassié d’Addis-Abeba, a découvert que les baies du raisin d'Amérique fournissent une substance efficace dans la lutte contre la bilharziose. Ces baies ont à la fois des propriétés détergentes et sont toxiques pour les mollusques hôtes de Schistosoma mansoni.