Réalgar

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Introduction

Le réalgar est une espèce minérale rouge orangée, composée de sulfure d'arsenic de formule As4S4.

Sous l'action de la lumière, le réalgar a tendance à s'altérer en pararéalgar, dont la structure est très similaire à celle de l'orpiment (As2S3). Les recherches des années 1980 de Roberts et al. ont permis de lever les ambigüités entre ces deux matériaux. En effet, l'orpiment ne peut thermodynamiquement pas se former à partir du réalgar si la pression de S2(g) est trop faible, ce qui est le cas dans l'atmosphère terrestre.

Inventeur et étymologie

La première description est faite par Johan Gottschalk Wallerius en 1747. Le mot viendrait de l'arabe « rhag al-ghar » (poussière de caverne), ou de « rhag al-far » (poudre des rats) du fait d'une erreur de lecture : le réalgar était effectivement utilisé comme mort-aux-rats.

Unité cellulaire du réalgar

Cristallographie

  • Paramètres de la maille conventionnelle :a = 9.29 Å, b = 13.53 Å, c = 6.57 Å, Z = 16; beta = 106.883° V = 790.22 Å
  • Densité calculée = 3.60

Gîtologie

Minéral commun des veines hydrothermales à basse température, associé aux minéraux de l'arsenic et de l'antimoine.

Synonymie

  • arsenic rouge,
  • eolite, (ce terme est commun avec le soufre sélénifère)
  • realgarite.

Gisements remarquables

En France

  • Mine Gabe Gottes, Sainte-Marie-aux-Mines Haut-Rhin
  • La Ricamarie, Saint-Etienne, Loire.
  • Le Gua près d’Aubin, Bassin houillé de Decazeville, Aveyron

Utilisation

Bien que peu fréquent, le réalgar est un important minerai d'arsenic. Il fut employé en pyrotechnie ou pour la réalisation d'enluminures comme pigment coloré jaune ou rouge, utilisé par les peintres jusqu'à la fin du XIX siècle.

Galerie

Nevada, USA, 2.2 x 1.9 x 1.3 cm

Nevada, USA, 2 x 1.2 x .8 cm

Réalgar sur calcite, Chine, 9 x 5.9 x 4.2 cm