Introduction
En médecine, la rhabdomyolyse désigne la destruction de cellules musculaires.
En médecine, la rhabdomyolyse désigne la destruction de cellules musculaires.
Les cas typiques sont :
La présence de certaines maladies musculaires (myopathies) peut faciliter la survenue de certaine rhabdomyolyse et il convient de les rechercher en cas de circonstances atypiques (effort non extrême) ou d'épisodes récidvants.
Il existe des causes infectieuses, virales ou microbiennes, ainsi que des facteurs métaboliques (baisse du potassium, du phosphate…
Le relargage dans le sang d'enzymes musculaires, en particulier la créatine phosphokinase (ou CPK) et la myoglobine permet de confirmer la rhabdomyolyse. Un dosage de créatine phosphokinase supérieur à 5 000 U/L est le témoin d'une rhabdomyolyse massive. Le taux de CPK normal est compris entre 25 et 190 U/L.
Lors de la destruction d'un muscle, il y a libération de myoglobine qui sera filtrée par les reins. Cette myoglobine est toxique pour les tubules rénaux (voir Complications, ci-dessous).
Le passage de la myoglobine dans les urines leur donne une coloration rouge-brune, d'où le nom qui leur est classiquement donné d'urines « porto ».
Si elle est massive, la destruction des cellules libère du potassium dans le sang ; cette hyperkaliémie peut entraîner des troubles du rythme cardiaque voire l'arrêt cardiaque si la kaliémie est vraiment élevée. Cela libère également des toxines qui peuvent entraîner la mort à court terme.
Le relargage dans le sang d'enzymes musculaires peut provoquer une insuffisance rénale par un mécanisme mal connu : historiquement, on pensait que la myoglobine venait léser le rein en précipitant dans le tubule rénal, mais des études récentes seraient plus en faveur d'une oxydation des membranes cellulaires des tubules par les toxines libérées. L'atteinte rénale est majorée par une relative déshydratation due à l'œdème musculaire entraînant une séquestration de liquide au sein du muscle. L'incidence de l'insuffisance rénale est comprise entre 13 et 50%. Son pronostic est habituellement bon.
Sa prévention repose sur une hydratation importante. L'alcalinisation des urines, par le choix de solutés bicarbonatés comme solution de perfusion, est une option courante même si elle reste controversée. La correction des troubles ioniques est impérative. L'insuffisance rénale, si elle est importante, peut nécessiter le recours à une hémodialyse transitoire.