Types
On nomme les strabismes en fonction du sens de la déviation des axes visuels : convergents, divergents ou verticaux.
Le strabisme de l'enfant (enfant qui «louche») est très majoritairement un strabisme convergent apparaissant de la naissance à l'age de 5 ou 6 ans. Les strabismes divergents sont souvent d'apparition plus tardives (entre 6 et 10 ans). Le strabisme perturbe la vision et son développement.
Phénomène sensoriel
Ce strabisme permanent entraîne une diplopie : l'enfant voit double. Pour remédier à ce handicap sensoriel, le cerveau neutralise (il « ignore ») l'image fournie par l'un des deux yeux. La conséquence en est une perte de la vision binoculaire et du sens du relief qui est définitive si le strabisme débute dans les premiers mois de vie. La neutralisation peut devenir permanente sur un œil et provoquer une amblyopie. L'œil concerné devient malvoyant si un traitement n'est pas effectué rapidement et l'enfant perd définitivement la vision binoculaire indispensable à la vue tri-dimensionnelle.
Diagnostic
Le strabisme de l'enfant et ses conséquences est un problème auquel doit être attentif le médecin généraliste et le pédiatre afin de le dépister au plus tôt. Le plus souvent, l'enfant est incapable de se plaindre de vision double. C'est le strabisme qui doit alerter les parents. Il est maintenant possible d'apprécier l'acuité visuelle au cours de la première année et un bilan orthoptique réalisé par une orthoptiste sera utile au diagnostic. Le reste du bilan recherche un diagnostic différentiel (ils sont rares) par le fond d'œil :
- rétinoblastome
- cataracte congénitale
Personnalités atteintes de strabisme
Le peintre Rembrandt (1606-1669) a fait de nombreux autoportraits, la quasi-totalité montrant un strabisme divergent.
Jean-Paul Sartre portait un fort strabisme exotropique de l'œil droit.
Le footballeur italien Alberto Aquilani, milieu de terrain du Liverpool FC, est porteur d'un strabisme léger.