Historiquement, l'idée de technopôle renvoie à la notion de pôle, d'épicentre. Dans son Encyclopédie de géographie, il est défini comme « la réunion en un même lieu d'activités de haute technologie (électronique, chimie, biologie...), centres de recherche, entreprises, universités, ainsi que des organismes financiers facilitant les contacts personnels entre ces milieux. ». Dans le même temps, le pôle nous rappelle le développement polarisé des années 1950-1960 avec les pôles de croissance et pôles de développement.
Le technopôle fut une réalisation mise en œuvre par des villes dont les stratégies de développement économique s'appuient sur la valorisation de leur potentiel universitaire et de recherche, en espérant que celui-ci entraîne une industrialisation nouvelle à l'initiative d'entreprises de haute technologie, créées ou attirées sur place. En France, les premières technopoles et les premiers "technopôles" (ou pôles de technologie) ont souvent été créés à l'initiative de l'État (sud-ouest de Paris, Sophia Antipolis, Nancy-Brabois, Inovallée - ZIRST de Meylan, Futuroscope, EPALE...).La Technopole de Sophia Antipolis (cité de la science et de la sagesse prés de Nice) actuellement la plus ancienne et plus grande d'Europe (1969, 2400 HA) a été initiée par un projet d'intérêt national sous la gouvernance d'une mission interministérielle.
Ce sont des groupements d'organisations de recherche et d'affaires qui s'attachent au développement scientifique en englobant un processus allant de l'étape du laboratoire jusqu'à celle de la fabrication du produit. Physiquement, c'est un ensemble d'entreprises (majoritairement petites et moyennes) structuré dans un environnement de qualité. Il est situé généralement dans un système relationnel fermé avec des universités et des instituts de recherche technique, publics et privés. Ainsi, le technopôle désigne un espace précis, le point singulier d'un territoire où se concentrent et s'irriguent mutuellement les activités économiques liées aux techniques nouvelles.