Sophia Antipolis est une technopole située dans une pinède de 2 400 hectares sur les communes d'Antibes, Biot, Vallauris, Valbonne Sophia Antipolis et Mougins, entre Nice et Cannes, dans le département des Alpes-Maritimes.
Elle regroupe plus de 1 400 entreprises du monde entier et près de 30 000 emplois directs en recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), des multimédias, sciences de la vie (médecine et biochimie), l'énergie, la gestion de l'eau, des risques, du développement durable. On y trouve également près de 4 500 étudiants et chercheurs.
Elle est une réplique à l'échelle de la France de la Silicon Valley.
Géographie
La technopole est située sur les communes de Valbonne, Mougins, Biot, Vallauris et Antibes (les cinq communes fondatrices du site), au cœur des parcs naturels de la Valmasque et de la Brague.
Nom de la technopole
Le concept comme le nom - une marque déposée - provient de Pierre Laffitte, à l'époque directeur de Mines ParisTech. Son épouse, prénommée Sophie, a inspiré la première partie du nom de la zone et donné son nom à une place de la zone d'activité, la place Sophie Laffitte. La seconde partie provient du nom grec antique d'Antibes.
Une autre explication pour ce nom est d'ordre étymologique (grec antique):
Sophia pour connaissance ou sagesse ;
Antipolis pour « la ville contre » ou « la ville d'en face » . Origine du nom incertaine, souvent attribuée à la situation en face de Nice, à tort puisque Nice a été fondé après Antibes.
Historique
En 1969, un groupement d'intérêt économique privé (GIE) - SAVALOR (Sophia Antipolis Valorisation) -, sans but lucratif, est créé entre diverses associations, dont Sophia Antipolis présidé par Pierre Laffitte, pour acquérir des terrains.
L’État, pour éviter la spéculation crée une zone d’aménagement différé de 2.400 hectares. SAVALOR conçoit des règles strictes d’aménagement (on ne parle pas encore du développement durable) protégeant un environnement de qualité. Les terrains, 4.000 hectares de pinède sont acquis dans les terres (la côte elle-même étant hors de prix).
La viabilisation (routes, électricité, gaz, eau courante), est réalisée selon une règle précise : deux tiers d'espaces verts et d'habitation pour un tiers de zones d'activités, des espaces de loisirs, tennis, golf, hôtels et des zones résidentielles.
Le financement de la zone, avec pour but de créer une synergie entre chercheurs et industriels, est, pour l’essentiel, obtenu à plus de 80% par la revente des territoires équipés.
Le centre de recherches IBM de la Gaude, ou celui de Texas Instruments de Villeneuve-Loubet ayant les mêmes préoccupations de modernité se rapprochent de l’ensemble des entreprises venant s’installer dans diverses structures mises en place par SAVALOR.
En 2008, la technopole engage une nouvelle structuration urbaine, où de nouvelles zones vont être aménagées, dont un exemple devrait voir le jourautour de la Place Sophie Laffitte, à l’occasion de la réalisation du campus du SKEMA Business School, illustrant la volonté de Sophia de mettre l’accent sur le développement de l’offre de logement pour étudiants.
40 ans
En 2009, la technopole fête ses 40 années d'existence, lors de l'inauguration d'une exposition commémorative à la Fondation Sophia-Antipolis. Les chiffres clés sont :
plus de 1 414 entreprises du monde entier dont plus de 900 sièges sociaux et 30.000 emplois directs dont la plupart des enseignes restent souvent très discrètes et cachées dans la pinède comme Amadeus, Schneider Electric, Hewlett-Packard, Thales, France Télécom, Bayer, Legrand, Air France, Siemens AG, NXP, SAP, Accenture, Toyota…
plusieurs laboratoires de recherches : CNRS, INSERM, I3S, LEAT, INRIA, INRA, centres de recherche de Mines ParisTech (mise en forme des matériaux, énergétique, mathématiques appliquées, risques et crises)
des centres de recherche en biochimie notamment en médecine et en parfumerie : Chanel Parfums, Robertet, Galderma...
un campus de l'Université de Nice - Sophia Antipolis et un des campus de la nouvelle école de management : Skema Business School
plus de 5.000 étudiants (dont plus de 500 doctorants) de grandes écoles d'ingénieur comme Mines ParisTech, Polytech'Nice Sophia, Institut Eurécom (Télécom Paris), CNAM
deux lycées : le Centre International de Valbonne et le Lycée Régional de Valbonne
des collèges, des écoles bilingues privées, etc…
le siège social de la Telecom Valley.
une antenne de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI)
Cette opération, visant à concentrer en un même lieu, un campus, les chercheurs et des entreprises des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC), a été lancée par le Conseil général des Alpes-Maritimes.
Les bâtiments, dont la maquette virtuelle a été réalisée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), seront intégrés au mieux dans le site, avec des toits plats, certains étant engazonnés et accessibles pour les piétons. Un soin particulier sera porté à la végétalisation, le campus étant relié par une grande allée piétonne au carrefour de Saint-Philippe et à la route des Lucioles.
Le Campus Stic est donc un gros chantier. En plus du bâti déjà existant de l'INRIA, de l'IUT et du restaurant universitaire, le cabinet d'architectureJean-Michel Wilmotte a été chargé d'imaginer de nouveaux bâtiments pour Polytech'Nice-Sophia et pour l'Institut Eurécom et un pôle d'accueil central abritant un amphithéâtre, une cafétéria et un centre de vie.
Tous ces établissements formeront un ensemble architecturalement cohérent, soit plus de 10 000 mètres carrés nouveaux.
Difficultés de financement
Paradoxalement, c'est la crise économique qui a sorti de l'ornière le projetCampus-Stic, embourbé dans des problèmes de financement au titre du plan de relance gouvernemental de 2009, l'Etat apporte 10 M€ supplémentaires, le conseil général et la communauté d'agglomération Casa participant pour plus de 30 M€, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui apporte 10 M€ doivent permettre de boucler le budget.
L'opération entre dans une phase opérationnelle, avec le lancement de nouveaux appels d'offres et le début des travaux programmé dès l'automne 2009, la première pierre état posée le 14 décembre 2009.
Sophi@STIC
En complément du campus STIC, projet essentiellement immobilier les acteurs de ce campus ont défini un programme scientifique à même d'assurer la dynamique de ce campus. Le document de référence [1] a été signé le 24 avril 2008. Ce document concerne aussi bien la formation, la recherche, le développement technologique que le transfert de connaissance et de technologie visant à l’excellence et fondant son succès sur l'attractivité internationale du territoire.
Il a été ainsi défini trois axes scientifiques qui s’articulent autour du développement des technologies de l’information et de la communication : - Systèmes et réseaux ubiquitaires (communication, calcul et logiciel omniprésents). - Santé et Biologie computationnelles. - Modélisation, simulation et technologies pour l’Environnement et le Développement Durable (énergie, eau, aménagement des territoires). Sophi@STIC souhaite se doter de programmes communs et de plates-formes technologiques partagées destinés à assurer sa visibilité internationale et surtout à attirer un partenariat original avec les acteurs du monde économique. Cette synergie est nécessaire pour assurer le développement et la reconnaissance internationale de l’excellence des activités développées sur le site de Sophia.
La mise en oeuvre de cette vision passe par le déploiement de différentes activités qui s’organisent autour de quatre grandes thématiques :
Recherche. Fondée sur l’excellence des équipes de recherche déjà présentes, le pôle a la capacité de regrouper sur des projets identifiés des forces issues des différents partenaires afin de permettre de constituer un ensemblecohérent et évolutif sur une combinaison de thématiques scientifiques et techniques originales à l’échelle européenne.
Transfert. Le transfert doit être compris dans son acception la plus large : du transfert des connaissances jusqu’au transfert technologique. Par sa capacité à développer les technologies innovantes issues de la meilleure recherche, le pôle a un rôle important à jouer sur la formation des formateurs. Par sa capacité à fédérer les différentes équipes des partenaires, le pôle peut proposer une assistance unique et taillée sur mesure pour les besoins de partenaires industriels intéressés par le développement de nouveaux produits issus des résultats de la recherche. Une attention particulière sera exercée pour attirer les PME innovantes et leur mise en réseau.
Enseignement. Fondé sur l’excellence de ses thématiques de recherche et nourri par ses interactions issues du transfert, le pôle a la capacité de maîtriser au plus haut niveau les méthodes du travail universitaire afin de construire et d’harmoniser des formations pour le développement de cursus internationaux basés sur l’innovation pédagogique au niveau master, ingénieur et doctorat, autour d’une approche multidisciplinaire et en relation avec les meilleures structures de formation au niveau international. Les acteurs du site se positionnent dans la logique de la déclaration de Lisbonne et la construction de l’économie de la connaissance la plus compétitive à l’échelle mondiale. Les formations offertes sur le campus ont vocation à accueillir des participants et des intervenants au meilleur niveau international en raison de leurs innovations tant sur le volet multidisciplinaire, que sur l’originalité des approches développées et des méthodes pédagogiques.
Animation. Accueil et organisation de manifestations scientifiques et techniques de niveau international. Le site de Sophia Antipolis et plus généralement celui de la Côte d’Azur, possède un pouvoir d’attraction qui doit être utilisé et valorisé afin de permettre le développement de rendez-vous scientifiques et techniques périodiques dans l’agenda des principales conférences internationales. De même, un soin tout particulier doit être porté sur l’organisation d’une communication à destination du grand public afin d’associer la vie du site à son environnement immédiat notamment à travers une activité explicite de culture scientifique. Enfin, l’ambition est aussi d’offrir un espace permanent de contact et d’exposition pour favoriser l’insertion professionnelle des étudiants et la mise en relation avec les entreprises
Autres technopoles en France
Sophia Antipolis est la plus importante technopole de France. Une expérience similaire est réalisée, à moindre échelle, à Inovallée dans la vallée du Grésivaudan à l'est de Grenoble, à Villeneuve d'Ascq, à Nancy Brabois, Nantes, Rennes, Château Gombert dans le 13e arrondissement de Marseille, Les Ulis en Île-de-France.
Attention toutefois à ne pas confondre une technopole, féminin et sans accent (du grec *polis : ville), avec un technopôle, du grec *polos : pivot. Une technopole est une forme beaucoup plus élargie, une véritable ville qui regroupe plusieurs petits technopôles.
Sophia Antipolis, au départ un simple technopôle, le premier en France, aujourd'hui un modèle pour les plus récents, qui fêtera en 2009 ses 40 ans, est devenue une technopole, c’est-à-dire un grand centre urbain, disposant d'un fort potentiel d'enseignement et de recherche, favorable au développement d'industries de pointe.
Fondation Sophia Antipolis
Créée en 1984 par Pierre Laffitte, déclarée d'utilité publique, la Fondation Sophia Antipolis remplit une mission fondamentale sur le site : l'animationscientifique et culturelle du parc. Son objectif est de faciliter échanges et réflexions prospectives, au niveau français, européen et international, dans les domaines de la science, de l'industrie et de la culture.
En 2004, la Fondation a le statut de Fondation de recherche abritante, c'est-à-dire qu'elle peut faciliter, pour des équipes de recherche, l'organisation en fondations de recherche abritées et l'apport de financement.
La Fondation s'attache à lancer et confronter des idées en ouvrant de nouveaux champs de réflexion via l'organisation de colloques, de séminaires, de petits-déjeuners à thème.
La Fondation Sophia Antipolis s'est positionnée solidement en Europe sur tout ce qui touche la politique des clusters, l'internationalisation des pôles de compétitivité.
Dirigeants successifs
de 1984 au 31 décembre 2009 : Roselyne Koskas, ancienne journaliste à France 2 et au Matin de Paris.
Les transport en commun sont assurés par la société Envibus sur le territoire de la CASA et par la TAM sur l'ensemble du département de Alpes maritimes
Navettes
La société Green Way, implantée a Sophia Antipolis, propose un service de transfert entre l'aéroport de Nice Côte d'Azur et les sociétés et hotels de la technopole pour un tarif de 45 euros, de 1 à 4 passager, avec une volontée écologique : utilisation exclusive de véhicules hybrides, action de reforestation dans le parc de Sophia Antipolis pour compenser les émissions de CO2. Contact au 04 93 333 556 ou sur https://www.greenway-azur.fr
Un service de navette personnalisé entre la technopole de Sophia Antipolis et l'aéroport de Nice Côte d'Azur est assuré par la société Transfert Service.Des minibus peuvent également assurer des liaisons entre les entreprises ou pour un service à la carte. Infos ici https://www.transfertservice.fr
Sites de covoiturage locaux : covoiturage-cg06.fr, covoiturage06.fr et ottoetco.org.
Transports ferroviaires
TGV dans la gare d'Antibes
Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de l'aire urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne principale étant la ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer, Nice St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille. Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie de chemin de fer est en construction entre Antibes et Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. La gare d'Antibes assure aussi des liaisons avec les autres métropoles françaises et avec les principales capitales européennes via le TGV. De plus la ligne de bus 100 Express de la compagnie Envibus propose en moyenne toutes les 30 min un bus semi direct entre la gare SNCF d'Antibes et la technopole de Sophia. Il est gratuit mais l'usager doit être muni d'un titre de transport spécial (voir site d'Envibus).
Transports aériens
Le terminal 2 de l'aéroport Nice Côte d'Azur
Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, l'aéroport Nice Côte d'Azur. La Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur gère également l'assez proche aéroport de Cannes - Mandelieu.
L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen-Orient sont reliées à la capitale de la Côte d´Azur par des liaisons quotidiennes.
Avec 10,4 millions de passagers en 2007, la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. NCE est le code IATA de l'aéroport Nice Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport.