Amérique
Les réseaux de télédistributions des grands centres, sont maintenant des réseaux hybrides bidirectionnels (fibre optique et câble coaxial) permettant d’offrir plus de chaînes analogiques ainsi qu’un large choix de chaînes numériques tout comme les systèmes de distribution par satellites.
Argentine
La télévision par câble prend ses origines dans les années 60 et commence à opérer dans la ville de Junin.
Canada
Le câble est disponible dans la plupart des villes, selon la région, par des compagnies telles que Vidéotron, Cogeco, Rogers, Shaw, Persona, DeryTelecom, etc... La plupart de ces compagnies ne se concurrencent pas car le CRTC n'a autorisé qu'un unique fournisseur par municipalité, ou secteur. Même sur des marchés où plus d'un distributeur a été autorisé, ils ont chacun un territoire exclusif. Au Québec, entre autres, Vidéotron constitue le principal fournisseur de service de câblodistribution. Il est présent dans la majorité des plus grandes villes, ce qui lui permet une grande rentabilité de son réseau, vu le nombre d'abonnés possibles pour chaque branche du réseau de distribution.
Depuis que les réseaux sont devenus hybrides, une foule de petits câblodistributeurs, comme Derytelecom, cable Axion, etc., commencent à offrir les trois services aux abonnés de municipalités éloignées et avec un plus faible taux d'abonnés possibles. Cela s'explique par la diminution du coût de transport du signal par la fibre optique, plutôt que par transmission RF à l'aide d'amplis.
Les services de téléphonie, de vidéo sur demande, d'internet haute-vitesse ainsi que de télévision numérique et haute-définition sont de plus en plus accessibles.
Etats-Unis
Le câble est une des manières les plus courantes recevoir des programmes de télévision, la plupart du temps par la souscription d'un abonnement. La télévision par câble est apparue aux Etats-Unis en 1948, et avec abonnement en 1949. Des données récentes montrent que 84,8% des foyers américains ont un accès au câble.
Europe
Belgique
La Belgique est pays le plus câblé après les Pays-Bas, avec plus de 99% des foyers raccordés aux réseaux de télévision par câble. Le câble belge fut déployé au niveau national en 1972. Ce fut une mesure prise par le gouvernement afin d'éliminer les millions d'antennes. Actuellement, la plupart des câblo-distributeurs proposent des offres « Triple-Play », proposant la télévision, le téléphone et les services internet sur le même câble. Le câble est actuellement en cours de numérisation progressive.
Roumanie
La Roumanie est un exemple de très forte pénétration du câble en Europe, avec plus de 79% (2007) des foyers regardant la télévision par câble.
Suisse
Le câble est de loin le premier moyen de réception de la télévision en Suisse. Le pays est d'ailleurs le troisième le plus câblé d'Europe avec un taux de 82%. Les câblo-opérateurs diffusaient une offre importante de télévisions et des radios en analogique, mais des chaînes sont régulièrement supprimées pour laisser place au numérique, présent en Suisse depuis 1999 (norme DVB-C). La plupart des réseaux proposent également internet et la téléphonie.
Certains réseaux diffusent également une offre de chaînes gratuites en norme DVB-T :
France
Les réseaux
Les réseaux français prennent en compte diverses normes :
- Les chaînes télévisées analogiques
- Norme L, couleur SECAM et DVB-S, pour les réseaux français
- Normes B,G,I, couleur PAL, exclusivement en zone frontalière (2% des abonnés)
- La TNT
- Les émissions satellitaires
Le terminal numérique DVB-C (QAM) fonctionne comme un tuner TV il est équipé d'une carte d'abonnement.
Historique : le câble français rattrape son retard
À la différence des principaux pays qui ont développé leurs réseaux câblés dès la fin des années 1940 (Amérique du Nord, Suisse, Bénélux), la France a lancé son « plan câble » en novembre 1982. Alors que la modernisation du réseau téléphonique national est un véritable fleuron de la technologie française, la télédistribution de programmes de télévision va s'avérer un cuisant et fort coûteux échec. Après quelques expérimentations de télédistribution collective dans plusieurs régions (ensembles immobiliers, immeubles HLM et co-propriétés) à la fin des années soixante-dix, l'arrivée de François Mitterrand en 1981 marque un certain tournant. Avec la libéralisation des ondes (radios libres de la bande FM), et en prévision du lancement de chaînes commerciales (Canal+, La Cinq, TV6…), l'État français entend lancer le câblage de la France. Avec le succès du Minitel, la direction générale des télécommunications (ancien nom de France Télécom) entend s'associer avec de puissants industriels (Alcatel, Thomson, Philips, Velec, CGCT…) afin de constituer ces réseaux. Aujourd'hui le câble tient sa revanche en France : depuis l'unification autour d'une seule entité, Numericable, les investissements ont fortement repris (200 millions d'euros par an) et permettent aujourd'hui de rénover le réseau existant en fibre optique distribué jusqu'en pied d'immeuble. Cette technologie permet d'apporter l'Internet 100 Méga, la TV HD en qualité MPEG (jusqu'à 14Mbit/s), la VOD, le téléphone illimité...
Historique : un régime très spécial
Exactement calqué sur le régime de la distribution de l'eau, l'attribution des « concessions » pour la télédistribution vont représenter un moyen supplémentaire de financer les partis politiques (de tous bord) à une époque où il n'existe pas d'autre moyen pour alimenter les caisses des RPR (futur UMP), UDF, du PS, du PCF, etc. Le principe bien que simple, surprend tous les observateurs étrangers pour son caractère totalement obscur : chaque attribution ne fait pas l'objet d'un véritable appel d'offres (l'opérateur le moins cher, le plus efficace, le plus respectueux de l'attente des futurs abonnés), les choix techniques ne sont pas harmonisés au plan national et enfin, l'offre commerciale peut être totalement différente selon tel ou tel opérateur. Ainsi, le contribuable français va payer de sa poche et par de très lourdes subventions publiques, la constitution de réseaux de télédistribution dont l'objet est totalement commercial, qui ne vont toucher que les grandes villes et y compris dans ces communes, un tout petit nombre de foyers de 1982 à 1995.
Le câble en France : élitiste dans le passé, démocratisé depuis 2007
Concernant les choix stratégiques et technologiques, l'État français va accumuler les erreurs. Au lieu d'adopter un standard unique compatible avec les normes en vigueur dans toute l'Europe (le standard PAL) ce qui aurait permis de proposer des équipements à faible coût industriel, les pouvoirs publics imposeront le maintien du Sécam, exigeront la création d'une norme (D2Mac) et iront même jusqu'à lancer la Haute Définition (HD Mac), toutes deux totalement incompatibles avec les équipements existants. Ces normes seront abandonnée au bout de 5 années d'exploitation, remplacées par le numérique (norme DVB). Alors que tous les pays voisins combleront leur retard en exploitant le PAL et une offre câble nationale, la France persistera dans ses choix suicidaires. Ainsi, l'abonné au câble de Paris 17 aura le choix entre 15 chaîne pour 250 F par mois (38 €) nécessitant un décodeur « Visiopass » alors qu'à quelques dizaines de mètres de chez lui, de l'autre côté du périphérique, son cousin qui habite Clichy paiera 180 F par mois (28 €) pour 20 chaînes sans décodeur. Parmi les principaux acteurs du Câble en France dès le milieu des années 1980, on retrouvera France Télécom (DGT), La Lyonnaise des Eaux (Paris Câble futur Noos), la Générale des Eaux (future Vivendi, réseau NC Numéricâble), la Caisse des Dépôts, la SAUR (Bouygues) et divers acteurs indépendants rattachés à certaines communes. Ainsi, les pouvoirs publics auront choisi la pire des configurations, en totale incohérence par rapport aux attentes du public : retards considérables dans l'implantation des réseaux, marché « verrouillé », technologie incertaine, offres commerciales confuses et non harmonisée, coût d'abonnement prohibitif.