Unité radicale revendiquait de larges filiations idéologiques et historiques, affirmant notamment :
« Même s’il a des racines plus profondes, on peut estimer que notre courant politique apparaît en France lors de la Révolution dans les milieux patriotes radicaux, et qu’il se concrétise dans la seconde moitié du XIX siècle avec la fusion idéologique des courants nationalistes et socialistes-révolutionnaires. En conséquence, nous sommes les héritiers des bras-nus de 1793, de Blanqui et de Proudhon, de Barrès, de La Cocarde et du Cercle Proudhon. Mais aussi des « non-conformistes des années 30 » et de Valois, ainsi que d’autres expériences européennes comme l’hédillisme et le ramirisme en Espagne, le futurisme et les manifestes de Vérone et du Saint-Sépulcre en Italie, ainsi que de la Révolution conservatrice allemande dans sa diversité. En France, notre courant s’est incarné - d’une manière plus ou moins parfaite - depuis le début des années 60 dans des organisations comme la "Fédération générale des étudiants européens", "Jeune Europe", l’organisation "Lutte du peuple", les "Partisans européens", les" Groupes action jeunesse", le "Mouvement nationaliste révolutionnaire", "Troisième voie" et "Nouvelle résistance". On aura conscience, par ailleurs, que notre courant doctrinal est universel et se retrouve sous des formes diverses, dans quasiment tous les pays étrangers. Les exemples les plus connus étant l’Argentine avec le péronisme et les pays arabes avec le nassérisme et le baassisme »
Définissant « ses principaux ennemis », Unité radicale écrivait :
« Notre ennemi, c’est le système occidental. Celui-ci est la résultante d’une homogénéisation idéologique au niveau planétaire. Les valeurs de la société marchande, de la démocratie libérale et de l’esprit bourgeois sont devenus la seule référence à la fois politique, éthique et culturelle mondiale. Il n’y a pas un "chef d’orchestre inconnu" ou "une main cachée qui dirige" mais des castes dirigeantes politiques, économiques, religieuses, médiatiques, qui défendent les mêmes concepts idéologiques, base de leur domination. Ces concepts sont de surcroît acceptés (d’une manière variable suivant le niveau de développement économique des pays) par une très large partie des populations, cela soit d’une manière consciente, soit du fait de l’influence des mass médias. Si les premières manifestations de l’idéologie marchande et bourgeoise remontent au moyen-âge, et prennent de l’ampleur avec les révolutions bourgeoises anglaise et française, et avec la déclaration d’indépendance américaine, la victoire totale du système est cependant récente. Elle est le fait de la colonisation progressive de l’ensemble de la planète par les intérêts yankees. Une colonisation parfois militaire, mais le plus souvent culturelle qui dans ce cas est multiforme : sectes néo-protestantes, produits culturels véhiculant l’idéologie occidentale (film, BD, dessins animés, fast foods, etc.), élites du Tiers-Monde formées dans les universités de l’Occident et acquises de ce fait à ses valeurs et à son mode de vie, etc. L’effondrement soudain du bloc communiste a notablement renforcé la puissance du système occidental qui est maintenant le seul modèle possible. Doivent être considérées comme des vecteurs du système toutes les structures internationales (ONU, FMI, Interpol, OTAN, par exemple), toutes les entreprises multinationales, tous les gouvernements du Grand Occident et tous leurs laquais (y compris les partis politiques)... De plus, il faut avoir conscience que la grande force de ce système repose sur son infinie capacité à récupérer ses adversaires. L’éventualité de prébendes entraîne le reclassement naturel de certains (les ex-maos du Rotary, par exemple), les autres voient leurs combats canalisés dans des ghettos politiques où ils regroupent les révoltés, jouant ainsi à la fois un rôle de soupape de sécurité et de réserve de provocateurs et d’épouvantails (tel est le triste sort de la quasi-totalité des groupuscules de droite ou de gauche, dont on vise à ce que les forces s’annihilent grâce à l’opposition des extrémistes !...) »
L'organisation définissait ainsi ses « principaux alliés » :
« Nous savons que nous n’avons pas l’exclusivité de l’opposition au système et nous reconnaissons bien volontiers la présence dans des secteurs différents, mais dont les intérêts convergent, d’autres forces radicales ou plus modérées d’opposition : mouvements nationaux à caractère électoralistes, mouvements régionalistes ou autonomistes, environnementalistes et écologistes non-ralliés au système, socialistes patriotes, militants ethnistes, etc. L’objectif des cadres et militants d’Unité radicale doit être dans toutes les circonstances de veiller à la constitution ponctuelle de fronts (circonstanciels) unis anti-système qui incarnent dans la lutte la possibilité d’union des véritables opposants au système. Cette volonté frontiste doit aller de pair avec une dénonciation sans trêve de toutes les formations réformistes qui visent à modérer les luttes ou à les récupérer pour le bien du système. »
Cette idéologie fut abandonnée dès le départ des nationaux-révolutionnaires d'Unité radicale et remplacée par un crédo anti-immigrationniste inspiré par les thèses de Guillaume Faye.