Université Paris VIII

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Introduction

Université de Paris VIII

Vincennes Saint-Denis
DeviseL'« Université-Monde »
Nom originalUniversité de Vincennes à Saint-Denis
Informations
Fondation1 janvier 1969
TypeUniversité publique
Budget119 millions d'€ (2009)
Localisation
VilleSaint-Denis
PaysFrance
CampusSaint-Denis, Montreuil,Tremblay-en-France
Direction
PrésidentPascal Binczak
Chiffres clés
Personnel650 (2010)
Enseignants1 050 (2010)
Étudiants22 160 (2010)
Premier cycle14 070 (2010)
Deuxième cycle6 259 (2010)
Troisième cycle1 637 (2010)
Divers
AffiliationAcadémie de Créteil
Site internetwww.univ-paris8.fr/

L'université de Paris VIII, autrefois connue aussi sous le nom d’« université de Vincennes », et actuellement sous celui d'« Université de Vincennes à Saint-Denis », est une université française créée le 1 janvier 1969. Elle est l'héritière du Centre universitaire expérimental de Vincennes. Importante institution parisienne spécialisée dans les Sciences de la culture, elle accueille plus de 21 000 étudiants. Plus de 1 000 enseignants-chercheurs y sont employés, ainsi que 600 membres du personnel administratif. Y trouvent également résidence 35 équipes d'accueil dont 7 équipes associées au CNRS, et 4 écoles doctorales.

Histoire de l'université

Vincennes (1969-1980)

L'histoire de « Paris 8 » commence au Centre universitaire expérimental de Vincennes créé à l'automne 1968, dans l'après mai 68. Des penseurs prestigieux comme Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Frank Popper s'y impliquent. La philosophie s'y enseigne dans une volonté marquée d'anti-académisme, ouverte sur l'immédiat social et politique. Professeurs et élèves s'envisagent comme des collaborateurs.

Pendant les « événements » de mai 68, les étudiants parisiens deviennent menaçants pour le pouvoir en place. Le général de Gaulle cherche à éloigner les contestataires. Son ministre de l'éducation Edgar Faure est, de son côté, intéressé par la proposition d'un Centre universitaire expérimental que lui fait un collectif de professeurs de l'université de Paris.

Le décret de création du Centre est signé en décembre 1968 et la Fac accueille ses premiers étudiants en janvier 1969 à Vincennes, sur un terrain loué à l'Armée.

Tout d'abord « Centre universitaire expérimental », la « fac de Vincennes » réenvisage les rapports traditionnels entre professeurs et étudiants mais aussi entre l'université et le monde extérieur : la fac est largement ouverte aux non-bacheliers, notamment ceux qui sont déjà dans la vie active, en partie en raison des nombreux cours disponibles le soir. Elle est aussi largement ouverte aux étrangers. Ses enseignements sont souvent inédits à l'université et Paris 8 étrenne des départements de cinéma, psychanalyse, arts plastiques, théâtre, urbanisme, hypermédia ou encore intelligence artificielle. Ses choix pédagogiques sont innovants : instauration des UV (semestriels et capitalisables, très en avance sur leur temps), stricte égalité des services entre enseignants quel que soit le statut (les maîtres assistants en font autant que les professeurs), pas de cours d'amphithéâtre, pas de distinction entre cours magistraux et travaux dirigés. Certains départements et enseignants n'hésitèrent pas à supprimer les traditionnels contrôles sur table et les échelles courantes d'évaluation. Une de ses innovations pédagogiques fut la pluridisciplinarité, qui permit notamment des collaborations entre des enseignants et chercheurs de disciplines aussi diverses que la philosophie, la sociologie, les mathématiques, la littérature et l'histoire.

Un des traits souvent signalés comme étant caractéristiques de l'université de Vincennes était sa forte politisation. Communistes, maoïstes et d'autres courants de la gauche se trouvaient plus ou moins mélangés dans les différents départements (en particulier ceux de philosophie et sociologie), ce qui ne fut pas sans conséquences sur les relations pédagogiques (enseignants-étudiants), les relations intra-département (enseignants-enseignants), les relations université-ministère et même sur les contenus des enseignements (en particulier en philosophie et sciences humaines).

Au début des années 1970, le Département d'Anglo-américain passe pour le plus structuré, ayant calqué le modèle universitaire américain. La notion d'"Unités de valeurs" conçue sur le modèle des "crédits" américains se substitue aux cursus prédéfinis, aussi bien à Vincennes que dans un grand nombre d'universités françaises. Les diplômes ainsi délivrés sont reconnus par l'Éducation nationale (licence d'enseignement).

La linguistique y occupe une place importante en faisant référence aux travaux de John Lyons, Noam Chomsky, Julia Kristeva, entre autres, qui bousculent les théories du langage établies jusqu'alors.

Saint-Denis (depuis 1980)

Sur le site de Saint-Denis, entrée de l'université entre 1981 et 1998.

En 1980, « Vincennes » vit un traumatisme majeur. À l'instigation de Jacques Chirac, maire de Paris, et sur ordre d'Alice Saunier-Seité, Ministre des universités dans le gouvernement Raymond Barre (3), l'université est expulsée du Bois de Vincennes, et les bâtiments sont rasés. Le Canard enchaîné titre: «Alice a perdu ses facultés». Commentaire de la Ministre :

« De quoi se plaignent-ils? Leurs nouveaux bâtiments seront situés entre la rue de la Liberté, l'avenue Lénine et l'avenue Stalingrad, et ils sont chez les communistes. »

L'université est transférée à Saint-Denis. Le déménagement se fait contre la volonté des enseignants et des étudiants de Paris 8 qui parlent à l'époque de « démantèlement » et se battent quatre ans contre le projet. Selon Bernard Charlot, du Département des Sciences de l'éducation, personne n'était content : « La fac ne voulait pas y aller, et la ville ne voulait pas de la fac : une fac gauchiste dans une ville communiste, vous pensez ! ».

La destruction des 40 000 mètres carrés des locaux du Bois de Vincennes, sous la protection de centaines de policiers, est aussi une très mauvaise opération financière: les bâtiments avaient été bâtis en dur et pouvaient résister au temps.

Les premiers locaux dionysiens, placés le long d'une voie à forte circulation, sont toujours en place aujourd'hui, mais le site s'est agrandi et de nouveaux locaux y sont ajoutés régulièrement afin d'assurer un accès viable à la population estudiantine croissante.

Développements récents

De nouveaux développements continuent de modifier l'université. En 1990 est créée une filière d'enseignement à distance, en association avec le CNED, qui prend la forme en 1997 d'un institut appelé l'Institut d'enseignement à distance. Il propose des formations en psychologie principalement, mais aussi en sciences de l'éducation, en droit et en informatique.

En 1992 et 1998 sont créés deux Instituts universitaire de technologie (IUT), à Tremblay-en-France et à Montreuil.

Sur le site de Saint-Denis, entrée de l'université depuis 1998.

En 1998, les deux « rives » de la voie rapide qui traverse le campus de Saint-Denis sont reliées par un pont qui abrite la nouvelle bibliothèque de Paris VIII, lieu impressionnant qui dépasse en superficie la bibliothèque du Centre Pompidou. Le clin d'œil est appuyé, le symbole est fort: pour entrer à l'université, on passe désormais par la bibliothèque.

Simultanément, une station de métro Saint-Denis Université est inaugurée, modifiant quelque peu le rapport que l'université entretient avec la ville : les étudiants ne traversent plus Saint-Denis puisque leur station de métro débouche sur le parvis en face de l'université.

Les étudiants de l'université de Paris VIII aussi ont changé. Ils sont plus jeunes et pour la plupart bacheliers. Les jeunes professeurs, ignorants des spécificités historiques de Paris VIII ou ne s'y intéressant pas, finissent par normaliser l'institution, et elle devient une université plus académique, moins expérimentale.

En 2006, un bâtiment (nommé « D ») sort de terre, et abrite les UFR d'AÉS-ÉG, TES, l'IED, et l'IFG.

En 2008, un immeuble neuf est mis en service, et il héberge le restaurant universitaire (2 000 repas par jour, 5 000 m), ainsi qu'un petit nombre de logements pour les étudiants étrangers (55 chambres) et un logement de fonction. En 2009, un espace est arborisé au milieu de l'ensemble des nouveaux bâtiments.

Composantes

L'université compte 11 unités de formation et de recherche (UFR), 2 IUT, et 4 autres structures d'enseignement.

Unités de formation et de recherche

  • UFR AÉS-ÉG ("AÉS - Économie et gestion"). L'UFR accueille 1 400 étudiants dans deux départements: "Administration économique et sociale (AÉS), "Économie et gestion"
  • UFR ARTS ("Arts, philosophie, esthétique"). L'UFR accueille 3 500 étudiants dans huit départements: "Arts plastiques", "Arts et technologies de l’image" (ATI), "Cinéma", "Danse", "Musique", "Philosophie", "Photographie", "Théâtre"
  • UFR CC ("Culture et communication"). L'UFR accueille 1 200 étudiants.
  • UFR "Droit". L'UFR accueille 1 400 étudiants.
  • UFR HLS ("Histoire, littératures, sociologie"). L'UFR accueille 1 300 étudiants dans sept départements: "Études féminines", "Études littéraires anglaises", "Histoire", "Littérature française", "Littérature générale et comparée", "Science politique", "Sociologie"
  • UFR LLCÉ-LÉA ("Langues"). L'UFR accueille 1 500 étudiants dans treize départements: "Études germaniques, "Études des pays anglophones" (DEPA), "Études arabes", "Études espagnoles", "Études slaves", "Études hébraïques", "Études italiennes", "Études portugaises", "Études des langues minorisées", "Études chinoises", "LEA", "Études avancées (Masters) de l’UFR Langues" (LLCE-LEA), Centre de langues (CDL)
  • UFR MITSIC ("Mathématiques, informatique, technologies, sciences de l'information et de la communication"). L'UFR accueille 800 étudiants dans sept départements: "Mathématiques, Informatique, Technologie" (Licences), "Sciences de l’information", "Hypermédias", "Informatique", "Mathématiques", "Micro-informatique et machines embarquées" (MIME), "Technologie et handicap" (Handi)
  • UFR PPCS ("Psychologie, pratiques cliniques et sociales"). L'UFR accueille 900 étudiants.
  • UFR SÉPF ("Sciences de l’éducation, Psychanalyse et Com/Français langue étrangère"). L'UFR accueille 900 étudiants dans trois départements: "Com/FLE", "Psychanalyse", "Sciences de l’éducation".
  • UFR SDL ("Sciences du langage"). Linguistique générale, didactique des langues étrangères, Langue des signes française. L'UFR accueille 400 étudiants.
  • UFR TES ("Territoires, environnements, sociétés"). L'UFR accueille 700 étudiants dans quatre départements: "Anthropologie", "Géographie", "Méditerranée, monde maghrébin", et "Santé"

Instituts universitaires de technologie

  • L'IUT de Montreuil. Fondé en 1998, l'IUT accueille 400 étudiants dans deux départements: "Gestion administrative et commerciale" (GACO), "Informatique", "Qualité, logistique industrielle et organisation" (QLIO). Il prépare à l'obtention de 3 DUT et 3 licences professionnelles.
  • L'IUT de Tremblay-en-France. Fondé en 1992, l'IUT accueille 250 étudiants dans deux départements: "Génie industriel et maintenance" (GIM), "Gestion, logistique et transport" (GLT). Il prépare à l'obtention de 2 DUT et 1 licence professionnelle.

Autres composantes

  • L'Institut d’enseignement à distance (IED). Fondé en 1997, l'IED propose 15 formations relevant de quatre champs disciplinaires (psychologie, sciences de l’éducation, droit, informatique). Il accueille 4 500 étudiants de 54 pays du monde, et dispose de son budget propre (1,8 M€).
  • L'Institut d’études européennes (IÉE). Fondé en 1992, l'IÉE accueille 300 étudiants par an, et propose un Doctorat, un Master (avec 4 spécialités), une Licence professionnelle, et un Diplôme d'université.
  • L'Institut français de géopolitique (IFG). Fondé en 1989, l'IFG accueille 150 étudiants et propose un Doctorat et un Master (avec 2 spécialités)
  • Les Presses universitaires de Vincennes (PUV). Service commun de l’université dirigé par un enseignant-chercheur, les PUV existent depuis 1982 et produisent environ 15 ouvrages nouveaux par an (10 livres tirés à environ 700 exemplaires, 5 revues avec un tirage de 400-700 exemplaires). Fonds: 313 titres, soit 160 000 exemplaires depuis la création.
  • Le Service universitaire de formation initiale et continue pour l’enseignement (SUFICE). Service commun de l’université, le SUFICE prépare aux concours nationaux de l'enseignement (CAPES et agrégation) et met en œuvre des stages de formation continue destinés notamment aux professionnels de l’éducation nationale.
  • La formation permanente (FP). Structure lucrative au sein de l'université (budget: 3,5 M€ en 2006) , la FP propose des formations regroupées autour de quatre pôles : management des ressources humaines, droit de la santé, santé mentale et thérapie, langue des signes française.

Formation et recherche

Les enseignements

Façade d'entrée de l'université.

L'université de Paris VIII propose de nombreux diplômes, organisés selon le schéma LMD : 6 DUT, 22 licences, 11 licences professionnelles, 36 masters, 49 doctorats.

En 2009, sur 13 universités comparées par le quotidien La tribune et l'Agence éducation formation se fondant sur l'évaluation de l'AÉRES, Paris 8 est classée dans les 6 premières pour l'offre de formation en licence ("B" pour le "Pilotage de l'Université", "A" pour les "Objectifs et moyens de la réussite", "B" pour les "Périmètres et ressources", "B" pour le "Qualité du diplôme, insertion et poursuite d'étude"). Pour les Masters, elle est classée 24e sur 49 (41% des spécialités ont obtenu la note A, contre 83% pour la première, ou 0% pour la dernière)

L'université de Paris VIII est avant tout consacrée aux Sciences humaines et sociales, aux lettres et aux langues. Dans le passé, du fait des prises de positions anticonformistes des enseignants de la fac, certains départements ont été stigmatisés, d'autres portés aux nues. Ainsi les départements de philosophie, d'arts (arts plastiques, cinéma, danse, musique...), de géographie ou de lettres ont-ils été et sont encore à la pointe. Foyer du post-modernisme en philosophie et lieu précurseur des Arts technologiques, Paris 8 a su innover dans bien des domaines, notamment par sa capacité à rapprocher des disciplines très différentes. Ainsi, dans le domaine des Sciences de l'information et de la communication, l'UFR de « Culture et communication » offre-t-elle la plus grosse Licence en « Information et communication » d'Île-de-France. Ainsi également le département d'intelligence artificielle a-t-il été à la pointe et le département MIME (« Micro-informatique et machines embarquées ») a-t-il remporté la célèbre coupe de robotique E=M6 en 1994. Parmi les avantages qu'elle offre, l'université de Paris VIII est l'un des très rares établissement à dispenser des cours en études féminines ou des cours de langue amazigh (berbère), bretonne, basque ou quechua, nahuatl.

Aujourd'hui encore, les enseignements à l'université de Paris VIII sont marqués par les innovations pédagogiques héritées du Centre universitaire expérimental de Vincennes :

  • la différence habituelle entre « cours magistraux » et « travaux dirigés » n'est pas marquée : tous les enseignants dispensent des cours à la fois théoriques et pratiques, quels que soient la matière et le statut de l'enseignant ;
  • les cours ne se donnent jamais en amphithéâtre (ou très peu: il n'y a que 5 amphis pour toute l'université) ;
  • les cours sont semestrialisés depuis toujours ;
  • le contrôle continu est la règle.

En 2009, le Conservatoire à rayonnement régional d'Aubervilliers-La Courneuve en partenariat avec le Département « Musique » de l'université, le Cefedem (Centre de formation à l’enseignement de la danse et de la musique) d'Île-de-France et le CFMI (Centre de formation de musicien intervenant) de l'université de Paris XI («Paris-Sud») devient l'un des huit pôles nationaux d'enseignement supérieur de la musique et délivre le Diplôme national supérieur professionnel de musicien.

En 2012, l'université va rejoindre dans le Campus Condorcet spécialisé en sciences humaines l'EHESS, l'École pratique des hautes études, Paris XIII, Paris I , l'École nationale des chartes, l'Institut national d'études démographiques et l'École de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris.

Relations internationales

Les relations internationales de l'Université de Paris VIII ont toujours été une priorité. Créé en 1987, le Service des relations et de la coopération internationale (SERCI) fut le premier service des relations internationales mis en place au sein d’une université française. Il gère environ 400 étudiants qui viennent à Paris 8, et environ 250 qui partent de Paris 8 pour des échanges interuniversitaires.

Les universités partenaires de Paris 8 sont nombreuses, en particulier dans l'Union européenne:

  • en Allemagne (Université Libre de Berlin, Université d'Hildesheim, Université de Francfort, Université de Stuttgart),
  • en Autriche (Université de Vienne),
  • au Danemark (Université d'Aarhus),
  • en Espagne (Université autonome de Barcelone, Université de Valence, Université Saint-Jacques-de-Compostelle, Université Complutense de Madrid, Université de Grenade, Université de Séville, École supérieure de musique de Catalogne),
  • en Estonie (Académie des arts d'Estonie),
  • en Finlande (Université de Tampere, Université d'Helsinki),
  • en Grèce (Académie des Arts d'Athènes, Université Aristote de Thessalonique),
  • en Irlande (Institut technologique de Dublin),
  • en Islande (Académie des Arts d'Islande),
  • en Italie (Université de Turin, Université de Rome III, Université de Rome « La Sapienza », Université de Bologne, Académie des beaux-arts de Bologne, Université IUAV de Venise, Université « Ca' Foscari » de Venise, Académie des beaux-arts de Brera, Académie des Arts de Gênes),
  • en Norvège (Université de Bergen),
  • aux Pays-bas (Université d'Amsterdam),
  • en Pologne (Université Jagellon de Cracovie),
  • au Portugal (Université nouvelle de Lisbonne),
  • en Roumanie (Université de l'Ouest (Timişoara)),
  • en Tchéquie (Académie tchèque des arts musicaux),
  • en Suisse (Université de Bâle, Université de Lausanne, Université de Genève),
  • en Turquie (Université Galatasaray)

De même, il existe plusieurs partenariats avec les universités hors de l'UE:

  • en Algérie (Université d'Oran),
  • en Argentine (Université nationale de Cuyo)
  • au Brésil (Université de Sao Paulo, Université fédérale de Bahia),
  • au Chili (Université Arcis),
  • au Canada (Université du Québec à Chicoutimi, Université Laval, Université Bishop, Université du Québec à Montréal, Université de Montréal, Université Concordia, Université McGill, Université du Québec en Outaouais, Université du Québec à Rimouski, Université du Québec à Trois-Rivières, Université de Sherbrooke),
  • aux États-unis (Université Brown, Université Rutgers),
  • au Mexique (Université autonome Benemérita de Puebla),
  • en Russie (Université russe de l'amitié des peuples, Université d'État des sciences humaines de Russie).

Les structures de recherche

Les enseignants-chercheurs de l'université exercent leur métier de chercheur dans de nombreuses équipes reconnues par le Ministère : 35 équipes d'accueil (ÉA), dont 7 unités mixtes de recherche (UMR). De plus, 4 écoles doctorales accueillent plus de 1 600 doctorants.

DénominationMatriculeÉcole doctoraleDirectionÉvaluation AÉRES
Architecture, urbanisme, sociétés – Laboratoire sur l’architecture, la ville et l’urbanisme (AUS – LAVU)UMR7136ÉD « Ville et environnement »)Philippe BonninC
Arts des images et art contemporainÉA4010ÉD « Esthétique, sciences et technologies des Arts »)François SoulagesA+
Centre d'études des mutations en Europe (CÉME)ÉA4009ÉD « Sciences sociales »)Alain BerthoC
Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation (CÉMTI)ÉA3388ÉD « Sciences sociales »)Jacques GuyotB
Centre de recherche en linguistique, littératures et civilisations romanesÉA1570 et ÉA3055ÉD « Pratiques et théories du sens »)Françoise DecroisetteA
Centre de recherche historiqueÉA1571ÉD « Pratiques et théories du sens »)Danielle TartakowskyB
Centre de recherches « Éducation, expérience, ressources culturelles »ÉA3971ÉD « Sciences sociales »)Élisabeth BautierB
Centre de recherches « Traumatisme, résilience, psychothérapies »ÉA2304ÉD « Cognition, langage, interaction »
Centre de recherches en études fémininesÉA354ÉD « Pratiques et théories du sens » et ÉD « Sciences sociales »)
Centre de recherches et d'analyses en géopolitiqueÉA353ÉD « Sciences sociales »)Béatrice GiblinB
Cognition et usages – LUTINÉA4004ÉD « Cognition, langage, interaction »Charles TijusA
Cultures et sociétés urbaines (CSU)UMR7112ÉD « Sciences sociales »)Anne-Marie DevreuxA
Droit médical et de la santéÉA1581ÉD « Sciences sociales »)Hélène Gaumont-PratA
Éducation, socialisation, subjectivation, institution (ÉSSI)ÉA4006ÉD « Pratiques et théories du sens »)
Équipe de recherche en psychologie cliniqueÉA2027ÉD « Cognition, langage, interaction »Alain BlanchetB
Équipe internationale de recherche sur les interférences des codes de création (TRAVERSES)ÉA3055ÉD « Pratiques et théories du sens »)
Équipe pluridisciplinaire de droit comparéJÉ2484ÉD « Sciences sociales »)Pascal BinczakB
Espaces, nature et cultureUMR8185ÉD hors Paris 8
Esthétique, sciences et technologies du cinéma et de l'audiovisuelÉA2302ÉD « Esthétique, sciences et technologies des Arts »)Claudine Eizykman
Esthétiques, musicologie et créations musicales (MUSESCRÉA)ÉA1572ÉD « Esthétique, sciences et technologies des Arts »)Jean-Paul OliveA
Études juives et hébraïquesÉA2303ÉD « Pratiques et théories du sens »)Ephraïm RivelineA
Genre, travail et mobilités (GTM)UMR7183ÉD « Sciences sociales »)Régine BercotA
Groupe d'analyse du social et de la sociabilité (GRASS)UMR7022ÉD « Sciences sociales »)
Groupe de recherche « École, travail, institutions » (GÉTI)ÉA3056ÉD « Sciences sociales »)Rémy PontonC
Institutions et dynamiques historiques de l'économie (IDHÉ)UMR8533ÉD « Pratiques et théories du sens »)
La Section cliniqueÉA4007ÉD « Pratiques et théories du sens »)Gérard MillerB
Laboratoire « Dynamiques sociales et recomposition des espaces » (site Paris 8, LADYSS)UMR7533ÉD « Sciences sociales »)
Laboratoire « Paragraphe »ÉA349ÉD « Cognition, langage, interaction »Imad SalehA
Laboratoire d'économie dionysien (LÉD)ÉA3391ÉD « Sciences sociales »)Ghislain DeleplaceC
Laboratoire d'études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP)ÉA4008ÉD « Pratiques et théories du sens »)Stéphane DouaillerA+
Laboratoire d'évaluation et de développement pour l'édition numérique (LÉDÉN)hors école doctorale
Laboratoire de mécanique, matériaux et modélisation (L3M)JÉ2483hors école doctorale
Laboratoire de psychologie sociale : Groupe de recherche sur la parole et la pensée socialeÉA351
Laboratoire "Images et sons, cultures et identifications"hors école doctorale
Les mondes allemands : régions, histoire, cultures, sociétésÉA1577ÉD « Pratiques et théories du sens »)Norbert WaszekA
Littérature et histoiresÉA1579ÉD « Pratiques et théories du sens »)Jean-Nicolas IllouzA+
Laboratoire "Analyse, géométrie et applications"UMR CNRS 7539ÉD « Cognition, langage, interaction »A+
Parcours de développement dans la mondialisation (GEMDEV)PPFhors école doctorale
Pays germaniques : histoire, culture, philosophieUMR8547hors école doctorale
Presses universitaires de Vincennes (PUV)PPFhors école doctorale
Recherche et analyse des sociétés Maghreb-Europe (ÉRASME)ÉA3389ÉD « Sciences sociales »)Aïssa KadriC
Recherches sur la pluralité esthétiqueÉA1575ÉD « Pratiques et théories du sens »)Christian DoumetA
Recherches sur la socialisation, l'enseignement, les inégalités et les différenciations dans les apprentissages (RESEIDA)PPFhors école doctorale
Réseau interuniversitaire et interdisciplinaire national sur le genre (RING)PPFhors école doctorale
Scènes et savoirsÉA1573ÉD « Esthétique, sciences et technologies des Arts »)Philippe TancelinB
Structures formelles du langage : typologie et acquisition, poétique et métriqueUMR7023ÉD « Cognition, langage, interaction »Clive PerdueA+
Technologies, handicaps, interfaces, multimodalités (THIM)Axe transversalÉD « Cognition, langage, interaction »
Thème "Espace, environnement, santé, société"Axe transversalhors école doctorale
Théories du politique, pouvoir et relations socialesÉA2299ÉD « Pratiques et théories du sens »)Bertrand GuillarméB
Transferts critiques et dynamique des savoirs (domaine anglophone)ÉA1569ÉD « Pratiques et théories du sens »)Noëlle BattA
Unité de recherche « Migrations et société » (URMIS)UMR 7032hors école doctorale

Sur l’ensemble du corps enseignant titulaire de l’Université, 91% sont des enseignants-chercheurs, à comparer avec 80% de moyenne au plan national. En reprenant les critères de l'AÉRES, 65% sont dits "chercheurs publiants", contre 72% au niveau national.

Le budget de la recherche à Paris 8, géré par le Service de la recherche, s'élève à 3,3 M€ environ. De 2005 à 2007, 16 projets financés par l'Agence nationale de la recherche (ANR) ont été retenus (2 en 2007, pour 317 k€; 2 en 2008, pour 240 k€).

Au cours du contrat quadriennal 2005-2008, 15 contrats de recherche ont été passés avec des entreprises, pour un montant total de 237 000 euros. Créé en 2007, le Service des activités industrielles et commerciales (SAIC) gère un budget d’environ 1 M€.

Écoles doctorales

Les doctorants constituent une spécificité de l’Université de Paris VIII par leur nombre très important, plus de 1 800. Mais seules 250 thèses sont soutenues par an, ce qui souligne un problème d'encadrement mais s'explique aussi par le nombre important de doctorants d'origine étrangère (65%), ainsi que le très faible nombre de sources de financement (à peine 30 allocations de recherche par an et 30 postes d'ATER par an). La dotation financière est dénoncée comme "insuffisante" par l'AÉRES.

Gouvernance et moyens

Budget

En 2009, le Ministère a alloué 119 millions au budget de l'université, répartis pour 72% en dépenses de personnel titulaire, 14% en dépenses de fonctionnement, 8% en dépenses diverses, 5% en subventions, 1% en investissements. En comparaison, le budget de Paris 13 est de 150 M€, et celui de Paris 10 de 188 M€.

En 2010, le Ministère a annoncé une hausse des crédits de fonctionnement de 1 million, sans préciser toutefois le reste...

En 2009, le Ministère a également investi dans le patrimoine de l'université : réhabilitation de l'IUT de Montreuil (coût de l'opération de 19,6 M€ dont 9,8 M€ financés par l'État) ; Maison des sciences de l'homme et plateforme "Arts, sciences et technologies" (coût de l'opération de 20 M€ dont 10 M€ financés par l'État), en commun avec l'Université de Paris 13 ; Plan Campus Condorcet (450 millions d'euros, dont 1 million d'euros versés cash au titre des études).

L'AÉRES a noté dans son rapport de 2009 que le budget dévolu à la sécurité de l'établissement est important, aussi important que celui de la recherche!

Patrimoine immobilier

L'université est petite: sa surface représente environ 80 000 m2, dont 82% pour le seul site central. Rapportée au nombre d'étudiant, cette surface est ridiculement faible: 3,4 m2 par étudiant, contre 9,9 pour la moyenne nationale.

Présidents de l'université

  • 1971-1976: Claude Frioux
  • 1976-1980: Pierre Merlin
  • 1981-1986: Claude Frioux
  • 1987-1992: Francine Demichel
  • 1991-1996: Irène Sokologorsky
  • 1997-2000: Renaud Fabre
  • 2001-2006: Pierre Lunel (avec Robert Djellal comme secrétaire général de 2003 à 2005)
  • 2006-…: Pascal Binczak

Vie étudiante

Les effectifs enseignants

L'Université de Paris VIII déclare employer 1 050 enseignants-chercheurs et 650 membres du personnel administratif. Les chiffres du Ministère sont différents: 713 emplois d’enseignants-chercheurs et 91 emplois d’enseignants du second degré pour 2008. Peut-être l'explication réside-t-elle, si ce n'est dans l'absence de logiciel idoine dénoncé par l'AÉRES, dans la présence dans les unités de recherche de Paris 8 de 211 enseignants-chercheurs d’autres établissements et de 70 chercheurs des EPST. En 2006-2007, le Ministère ne recensait que 490 emplois de personnels de soutien.

Les effectifs étudiants

L'université de Paris VIII représente aujourd'hui plus de 22 000 étudiants.

UFR et institutsGroupes de disciplinesLicencesMastersDiversTotal
UFR AÉS - ÉGAdministration, économie, gestion1 02737301 400
UFR ARTSDisciplines artistiques et philosophie2 2131 31143 528
UFR CCCulture et communication91028301 193
UFR DROITDroit934402361 372
UFR HLSHistoire, littératures, sociologie1 03122961 266
UFR LLCÉ - LÉALangues, Langues appliquées1 03348841 525
UFR MITSICMathématiques, informatique, technologies4084070815
UFR PPCSPsychologie, pratiques cliniques et sociales5703650935
UFR SDLSciences du langage2231470370
UFR SÉPFSciences de l'éducation, psychanalyse, FLÉ21258567864
UFR TESGéographie, anthropologie, Institut Maghreb-Europe25838828674
IEDInstitut d'enseignement à distance (Psycho., droit, sc. de l'éduc.)4 56290505 486
IÉEInstitut d'études européennes6723830335
IFGInstitut français de géopolitique01380138
IUT de Tremblay25700257
IUT de Montreuil36500365
Total14 0706 25919420 523
Écoles doctoralesDoctorants
ÉD « Esthétiques, sciences et technologies des arts »247
ÉD « Cognition, langage, interaction »207
ÉD « Pratiques et théories du sens »633
ÉD « Sciences sociales »547
Hors ÉD de Paris 83
Total1 637

En 1969, à sa création, l'université avait accueilli 7 791 étudiants et 240 enseignants. Le nombre des étudiants avait ensuite crû continuellement, pour plafonner à 32 979 en 1979 et refluer ensuite.

Nombre d'étudiants à l'université de Paris VIII entre 1969 et 1979. Le Centre expérimental de Vincennes était prévu pour 7 000 étudiants.

Évolution démographique de la population universitaire

20002001200220032004200520062007
26 80426 38225 84726 74426 45723 75922 23921 439
2008-------
21 469-------

En 2009, le bilan du Ministère fait apparaître 2 303 inscriptions en Licence, à comparer avec les universités voisines de l'Académie de Créteil: 1 326 pour Marne-la-Vallée, 2 590 pour Paris XIII et 3 571 pour Paris XII.

Un public spécifique

Dans les années 1970, près de 40% des étudiants étaient d'origine étrangère (nombreux réfugiés politiques, en particulier). Aujourd'hui, la proportion est de 35%, contre moins de 15 % pour la moyenne nationale. Au doctorat, 65% de étudiants sont de nationalité étrangère.

Le public de Paris 8 est spécifique également parce que, parmi les nouveaux bacheliers, seulement 62% sont titulaires d’un baccalauréat général (contre 81% pour la moyenne des universités du même groupe disciplinaire). De même, plus de la moitié des primo-entrants ont une origine sociale modeste et 38 % des étudiants sont salariés. Enfin, 19 % des édudiants de Paris 8 suivent un enseignement à distance, au sein de l'Institut d'enseignement à distance.

Mouvements sociaux

Le blocage de l'université, pendant le mouvement social étudiant de novembre 2007.

L'université de Paris VIII a été secouée à plusieurs reprises par divers mouvements sociaux. En 1977, la lutte des étudiants non-inscrits prend une forme particulièrement violente puisque le Président de l'université, Pierre Merlin, est séquestré puis passé à tabac en présence de plusieurs centaines d'étudiants. En 1979, l'université est occupée par un collectif de mineurs en fugue.

En 1995, l'université est à nouveau occupée à l'occasion de la grève contre la politique du gouvernement d'Alain Juppé. En 2000, un collectif d'étudiants sans-papiers occupe durant un mois un amphithéâtre pour demander l'automaticité de l'obtention de la carte de séjour pour les étudiants étrangers, avec comme mot d'ordre « carte d'étudiant = carte de séjour ».

En 2003, des étudiants font grève contre la réforme LMD. En 2004, des étudiants mènent un blitz contre l'installation de caméras de vidéo-surveillance dans l'université (plusieurs caméras ont été détruites par des personnes masquées).

En 2005, des étudiants en anthropologie occupent durant trois semaines un amphithéâtre pour protester contre la suppression de leur département. En mars 2006, l'université est paralysée pendant deux semaines par la grève anti-CPE. Au mois de décembre de la même année, un collectif de sans-papiers occupe durant une semaine l'amphithéâtre du bâtiment A, avant d'être évacué par la police.

En 2007, des étudiants, se mobilisent tôt (la première Assemblée générale a lieu le 16 octobre soit 2 semaines après la rentrée universitaire) contre la loi LRU. Le mouvement commence par surprendre (affluence en Assemblée générale supérieur au CPE) mais ne fait pas l'unanimité. L'université connait onze jours de blocage total, et elle est très perturbée pendant près de 8 à 9 semaines, à la fois par une grève des transports, et par des barricades qui ne sont pas complètement démontées. Le bâtiment C est occupé de la mi-novembre jusqu'aux vacances de Noël où le mouvement finit par s'essouffler.

En 2009, nouveau mouvement de grève, commençant en février. Pas de blocage, mais arrêt des cours pendant plusieurs semaines. Des enseignants s'érigent contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs. L'assemblée des enseignants-chercheurs lance la « ronde infinie des obstinés » en Place de grève. Les Conseils tiennent leur séance hors les murs.

Personnalités liées

Anciens étudiants

  • Cheikh Tidiane Gadio, ministre d'État, ministre des Affaires étrangères du Sénégal
  • Appollo, scénariste de bande dessinée
  • Jean-Christophe Attias, titulaire de la chaire "Pensée juive" à l’École pratique des hautes études
  • Clémentine Autain, femme politique, féministe
  • Pierre Bellanger, fondateur et PDG de Skyrock
  • Esther Benbassa, universitaire
  • Marie-Claire Bergère, historienne et sinologue
  • Guy Berthiaume, historien, président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
  • Joseph Bialot, écrivain
  • Michèle Bokanowski, compositrice
  • Jean Bonnefoy, écrivain, essayiste, traducteur, musicien
  • Jérôme Bonnell, réalisateur
  • Jean-Marcel Bouguereau, journaliste, ancien rédacteur en chef de Libération
  • Guillaume Canet, acteur, réalisateur
  • Patrick Cothias, scénariste de bande dessinée
  • Frédéric Couchet, spécialiste du logiciel libre, co-fondateur de l'April
  • Pascal Cribier, paysagiste
  • Solveig Dommartin, actrice et réalisatrice
  • Gilles Dostaler, économiste et écrivain
  • Alfredo Bryce Echenique, écrivain
  • Frédéric Encel, géopolitologue
  • Abla Farhoud, dramaturge
  • Fatima Gallaire, écrivain
  • Pierre Granche, sculpteur
  • Louis-Marie Horeau, journaliste
  • André Juillard, dessinateur, illustrateur
  • Cédric Klapisch, cinéaste
  • Dani Kouyaté, réalisateur
  • Min Kyu-dong, réalisateur
  • Malamine Koné, entrepreneur
  • Serge Le Tendre, scénariste de BD
  • Jean-Jacques Lebel, plasticien, écrivain
  • Franck Lepage, militant de l'éducation populaire
  • Serge Le Péron, réalisateur et scénariste
  • Brice Leroux, danseur et chorégraphe
  • Régis Loisel, dessinateur et scénariste de BD
  • José Manuel López López, compositeur
  • Alain Marc, écrivain
  • Saülo Mercader, artiste
  • Merwan Rim, guitariste, chanteur
  • Élisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste
  • Rodolphe Sand, auteur, acteur, metteur en scène
  • Jean Soldini, philosophe, historien de l'art, poète
  • Claudia Tagbo, comédienne et humoriste
  • Jean-François Tarnowski, théoricien, scénariste, et critique de cinéma
  • Hamid Tibouchi, peintre et poète
  • Roseline Tremblay, écrivaine
  • Christophe Willem, chanteur
  • Slavoj Žižek, philosophe, psychanalyste, essayiste
  • Zoé Félix, actrice
  • Hubert Sauper, réalisateur

Enseignants et anciens enseignants

Note : certains de ces enseignants ont fait toute leur carrière à Paris 8, tandis que d'autres y ont été simples chargés de cours pendant quelques semestres.

  • Olivier Archambeau, géographe, photographe
  • Martine Abdallah-Pretceille, historienne
  • Gilbert Achcar, spécialiste des relations internationales, écrivain et intellectuel engagé
  • Philippe Amiel, sociologue , linguiste
  • Jacques Ardoino, spécialiste des Sciences de l'éducation
  • Mohammed Arkoun, intellectuel franco-algérien, philosophe et historien de l'islam
  • François Ascher, sociologue, urbaniste
  • Michel Authier, mathématicien, philosophe, sociologue
  • Alain Badiou, philosophe, dramaturge
  • Étienne Balibar, philosophe
  • Jean-Pierre Balpe, théoricien des nouveaux médias
  • René Barbier, spécialiste de la recherche-action
  • Roland Barthes, écrivain et sémiologue
  • Maurice Benayoun, artiste plasticien
  • Jamel Eddine Bencheikh, romancier, essayiste, activiste
  • Jean-Luc Bennahmias, journaliste et homme politique français
  • Daniel Bensaïd, philosophe
  • Gilles Bernard, linguiste, informaticien
  • Pascal Binczak, juriste
  • Jean-Louis Boissier, artiste
  • Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques
  • Yves Bonnefoy, poète
  • Jean Bouvier, historien
  • Michel Bret, artiste numérique
  • Peter Bruce, historien et psychanalyste australien
  • Christine Buci-Glucksmann, philosophe, spécialiste de philosophie politique et d'esthétique
  • Jean-Paul Buffelan-Lanore, directeur de l'Institut de recherche en informatique juridique
  • Pierre Bayard, écrivain, psychanalyste
  • Fernando Henrique Cardoso, ex-Président de la République Fédérative du Brésil , éminent sociologue
  • Laurent Carroué, géographe
  • Bernard Cassen, angliciste, journaliste, un des fondateurs de l'université et d'ATTAC
  • Robert Castel, sociologue et fondateur du département de sociologie
  • Michel Chaillou, écrivain
  • Bernard Cerquiglini, linguiste
  • Michel de Certeau, intellectuel jésuite, historien
  • Daniel Charles, musicien, musicologue et philosophe
  • Hélène Cixous, écrivaine et philosophe
  • Bernard Charlot, pédagogue et philosophe de l'éducation
  • François Châtelet, philosophe
  • Françoise Choay, professeur d'urbanisme, art et architecture
  • Noam Chomsky, linguiste et philosophe
  • Catherine Clément, philosophe, disciple de Jankélévitch et collaboratrice de Lévy-Strauss, écrivaine, diplomate
  • Roland Colin, anthropologue, économiste, écrivain et responsable associatif
  • Jean-Claude Coquet, linguiste, sémioticien
  • Joël Cornette, historien
  • Alain Coulon, sociologue, directeur général du Centre national de documentation pédagogique
  • Edmond Couchot, pionnier des Arts et nouvelles technologies
  • Josué de Castro, deuxième président de la FAO nommé en 1951, professeur associé de 1968 à 1973
  • Henri Cueco, artiste et écrivain français
  • Manuela de Barros, théoricienne de l'art
  • Jacques de Saint Victor, historien
  • Michel Deguy, philosophe et professeur émérite
  • Gilles Deleuze, philosophe
  • Robert Delort, historien
  • Jacques Droz, historien
  • Alfredo Bryce Echenique, écrivain
  • Pierre Encrevé, linguiste, historien d'art et responsable ministériel français
  • Renaud Fabre, professeur des universités en sciences économiques
  • Jean-Louis Flandrin, historien
  • Michel Foucault, qui fonde le Département de philosophie de Paris 8 à sa création
  • Dario Fo, écrivain italien, dramaturge, metteur en scène et acteur
  • Claude Frioux, spécialiste de la Russie
  • Alain Gascon, géopoliticien
  • Jean Gattégno, intellectuel et un dirigeant d'administration publique français
  • Béatrice Giblin, géopolitiste
  • André Glucksmann, essayiste
  • Daniel Goldberg, député
  • Daniel Goossens, auteur de bandes dessinées, chercheur en intelligence artificielle
  • Félix Guattari, philosophe et psychanalyste
  • Denis Guedj, mathématicien, romancier, scénariste de cinéma
  • Pierre Guyotat, écrivain
  • Serge Halimi, journaliste et écrivain
  • Benoît Hamon, homme politique
  • Mohammed Harbi, historien
  • Jim Haynes, activiste
  • Rémi Hess, écrivain et sociologue de l'éducation
  • Guy Hocquenghem, essayiste, romancier et militant homosexuel
  • Hervé Huitric, arts et technologies de l'image
  • Rada Ivekovic, philosophe, indianiste et écrivain yougoslave féministe non-nationaliste
  • Geneviève Jacquinot-Delaunay, spécialiste de la formation à distance
  • Arthur Janov, psychologue, inventeur de la thérapie primale
  • Ludovic Janvier, écrivain et dramaturge, collaborateur de Samuel Beckett
  • Jacques Julliard, historien, journaliste
  • Joël Kermarrec, peintre
  • Toshiaki Kozakai, auteur d'essais en psychologie sociale
  • Muhamedin Kullashi, philosophe, ambassadeur de la République du Kosovo
  • Henri Laborit, biologiste, qui avait animé une unité de valeur Biologie et urbanisme (de 1969 à 1974) au sein du Département d'urbanisme
  • Jacques Lacan, psychanalyste
  • Yves Lacoste, géographe, géopolitiste
  • Jean-François Laé, sociologue
  • Georges Lapassade, sociologue
  • Sylvain Lazarus, anthropologue
  • Daniel Lefeuvre, historien
  • Serge Leclaire, co-fondateur du Département de Psychanalyse
  • Serge Le Péron, réalisateur de cinéma et acteur
  • Jacques Lesage de La Haye, psychologue, psychothérapeute reichien et écrivain
  • Pierre Lévy, cyber-philosophe
  • Daniel Lindenberg, Directeur du Département de Science politique
  • Robert Linhart, sociologue
  • José Manuel López López, compositeur de musique contemporaine
  • René Lourau, sociologue, spécialiste de l’analyse institutionnelle
  • Pierre Lunel, juriste
  • Jean-François Lyotard, philosophe
  • Gérard Mairet, philosophe politique
  • Marcel Marceau, acteur et mime français
  • Herbert Marcuse, philosophe et sociologue
  • Giovanna Marini , spécialiste de la musique populaire italienne
  • Bernard Maris, économiste, chroniqueur à Charlie Hebdo et sur I>Télé
  • Jacques Marseille, historien
  • Pierre Martinez, linguiste
  • Armand Mattelart, spécialiste de Sciences de l'information et de la communication
  • Pierre Merlin, ingénieur géographe, expert-démographe, statisticien et actuaire
  • Henri Meschonnic, poète, linguiste
  • Jean-Claude Mézières, dessinateur de bande dessinée, créateur de Valérian
  • Gérard Miller, professeur au Département de psychanalyse et chroniqueur à la radio et à la télévision
  • Judith Miller
  • Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste
  • Guy Millière, essayiste
  • Henri Mitterand, professeur de littérature, spécialiste d'Émile Zola
  • André Miquel, historien, spécialiste en langue et littérature arabe
  • Claude Moliterni, historien de la bande-dessinée
  • Claude Mossé (historienne), spécialiste de l'histoire de la Grèce antique
  • Antonio Negri, philosophe et homme politique
  • Jean-Claude Moineau, philosophe de l'art
  • Claude Moliterni, historien de la bande-dessinée
  • Jean Monneret, historien, spécialiste de l'Algérie
  • Sami Naïr, homme politique
  • Tobie Nathan, ethnopsychiatre, diplomate et écrivain
  • Antonio Negri, philosophe et homme politique
  • François Noudelmann, philosophe
  • Mona Ozouf, philosophe et historienne
  • Max Papart, peintre-collagiste
  • Jean-Claude Passeron, sociologue et épistémologue, fondateur du Département de Sociologie
  • Olivier Pastré, économiste, essayiste, président de la banque IM Bank (Tunis), membre du Cercle des économistes
  • Henri Peretz, sociologue et écrivain
  • Philippe Pignarre, directeur de la maison d'édition Les empêcheurs de penser en rond
  • Frank Popper, essayiste, spécialiste du rapport art-technologie et de la question de la participation en arts
  • María Poumier, universitaire
  • Roland Pourtier, géographe
  • Jean-Marie Pradier, spécialiste du théâtre
  • Beatriz Preciado, philosophe
  • Claude Pujade-Renaud, éducatrice et romancière
  • Pascal Quignard, écrivain, scénariste, musicien, directeur de la collection La Pléïade (Gallimard)
  • Jacques Rancière, philosophe
  • Madeleine Rebérioux, historienne
  • François Regnault, psychanalyste
  • Michèle Riot-Sarcey, historienne
  • Jean-Yves Rochex, spécialiste des Sciences de l'éducation
  • Jean-Henri Roger, cinéaste
  • Yves Roucaute, philosophe, politiste, écrivain et consultant de nombreux médias
  • Joseph Rovan, historien
  • Imad Saleh, spécialiste du Web sémantique, de l'hypertexte et des technologies de l'hypermédia
  • Thierry Sanjuan, spécialiste
  • René Schérer, philosophe
  • Michel Serres, philosophe et épistémologue
  • Mário Soares, homme politique, membre honoraire du Club de Rome et membre du Haut Conseil de la francophonie
  • Irène Sokologorsky, spécialiste de la langue russe et traductrice
  • Benjamin Stora, historien
  • Philippe Tancelin, poète et philosophe
  • Danielle Tartakowsky, historienne
  • Tzvetan Todorov, essayiste et historien
  • Claude-Marie Vadrot, journaliste et militant écologiste
  • Horacio Vaggione, compositeur
  • Michel Vakaloulis, politologue et philosophe
  • Michel Vinaver, auteur, dramaturge
  • Jean-Marie Vincent, directeur du département de sciences politiques
  • Norbert Waszek, philosophe, germaniste, chercheur associé au CNRS
  • Sylvie Wieviorka, psychiatre et femme politique
  • Michel Winock, historien
  • Iannis Xenakis, compositeur, architecte et ingénieur grec
  • Ye Xin, peintre
  • Stéphane Yérasimos, urbaniste (IFU) et spécialiste de géopolitique (IFG)
  • Saúl Yurkievich, poète et critique littéraire argentin, exécuteur testamentaire de Julio Cortazar
  • Nathalie Zajde, psychologue
  • Daniel Zimmermann, éducateur et romancier
  • Paul Zumthor, médiéviste, écrivain, spécialiste de l'histoire culturelle au Moyen Âge
  • Des artistes tels que Dominique Gonzalez-Foerster, Claude Closky, Pierre Huyghe, Chantal Montellier, Pati Hill...

Lauréats du Prix Édouard-Glissant

L'université de Paris VIII, avec le soutien de RFO et de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), a créé un Prix Édouard-Glissant en 2002, pour honorer une œuvre littéraire marquante de notre temps selon les valeurs poétiques et politiques d'Édouard Glissant (la pensée du divers, le métissage et toutes les formes d’émancipation). Le Prix Édouard-Glissant est l'occasion de réfléchir aux interactions linguistiques et culturelles dans une université accueillant des étudiants du monde entier et profitant de ce partage des identités et des savoirs. Le Prix est attribué chaque année par un comité scientifique. Il est remis officiellement au lauréat lors d’une journée organisée autour de son œuvre.

  • 2010. Patrick Vilaire, sculpteur
  • 2009. Nurith Aviv, chef-opératrice et réalisatrice
  • 2008. (Remise de prix annulée)
  • 2007. Boualem Sansal, écrivain
  • 2006. François Maspero, écrivain, traducteur, éditeur, libraire et directeur de revues
  • 2005. Alain Borer, écrivain
  • 2004. Kenneth White, poète et penseur contemporain
  • 2003. Vassilis Alexakis, écrivain

Docteurs Honoris Causa

L'université de Paris VIII décerne, après proposition du Conseil scientifique, le titre de Docteur Honoris Causa à une personnalité étrangère dont l'engagement et les œuvres s'inscrivent dans l'esprit de l'université.

  • 2009. Homi Bhabha, théoricien des études post-coloniales
  • 2009. Jean Ziegler, sociologue
  • 2004. Antanas Mockus, mathématicien, épistémologue et homme politique
  • 2004. Cornel West, philosophe et spécialiste des religions américain
  • 2003. Marilena de Souza Chaui, philosophe
  • 1999. Barbara Hendricks, cantatrice
  • 1998. Humberto Giannini, philosophe et écrivain chilien
  • 1997. Shiguehiko Hasumi, chercheur en littérature française et critique de cinéma
  • 1997. Youssef Chahine, réalisateur, acteur, scénariste et producteur
  • 1997. Jürgen Habermas, philosophe et sociologue
  • 1997. Richard Rorty, philosophe
  • 1996. Howard Saul Becker, sociologue