Le virus de la rage fait parti de la famille des Rhabdoviridae qui ont pour caractéristiques de posséder comme génome un ARN monocaténaire non segmenté et de sens négatif. Il ne possède ni coiffe ni queue polyA. Ce microorganisme fait entre 130 et 300 nanomètre de long pour un diamètre de 60 à 80nm. Son génome quant à lui fait environ 12 kilobases. Il est composé de 5 gènes, séparés les uns des autres par de courtes séquences non codantes et terminées par un signal de polyadénylaton, codants pour :
- gène N pour nucléoprotéine : l’association d’environ 2000 molécules de la protéine N (capside) et de l’ARN formera la nucléocapside. Cette dernière est dense est adopte une structure hélicoïdale à allure de ressort.
- gène P pour phosphoprotéine : cofacteur de la protéine L
- gène M pour matrice : protéines M tapissent face intérieure de l’enveloppe, importantes dans le processus d’assemblage des virions
- gène G pour glycoprotéine : important dans processus de fixation
- gène L pour large : ARN polymérase ayant plusieurs activités enzymatiques dont la multiplication de l’ARN et la production de protéines virales. Associée au cofacteur P, ils forment le complexe polymérase.
Le génome est également composé d’un site promoteur où se fixe la transcriptase ainsi que d’une séquence signale d’encapsidation. L’enveloppe virale est composée d’une bicouche lipidique d’origine cellulaire et dans laquelle sont insérées des spicules (trimères de la glycoprotéine G) qui permettent aux virions de se fixer aux récepteurs cellulaires. Les spicules ont un effet antigénique car ils induisent la production d’anticorps anti-G qui empêchent les virions de se fixer à leurs récepteurs. Ces anticorps possèdent par ailleurs des épitopes induisant une réponse immune cellulaire T. Le fait de posséder une enveloppe rend ce virus fragile, il ne résiste pas des températures supérieures à 50 degré Celsius, les UV, la lumière, les solutions savonneuses, les solvants des lipides (éther, chloroforme) mais il peut résister à la putréfaction. Les protéines N et P sont également des antigènes qui stimulent respectivement la synthèse de lymphocytes T helpers et de lymphocytes T cytotoxiques.